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Hammourabi

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Message  Admin Dim 4 Nov - 16:31

Le règne du roi de Babylone Hammourabi, entre 1792 à 1750 avant Jésus-Christ, sera l'un des plus long de l'antiquité du Proche-Orient. Il marquera l'apogée de l'histoire de Babylone.

Hammourabi ME0000041429_3
Tête de grande statuette attribuée à Hammurabi
Tête
Ière dynastie babylonienne (Amorrite)
Anonyme
XVIIIème siècle avant J.C.

Sixième roi d'une dynastie sémitique d'origine nomade installée, Hammourabi entretenait des relations militaires et diplomatiques avec les souverains d'Assyrie, de Larsa, de Mari. Sa correspondance nous a livré de nombreux détails sur cette période. La stèle qui porte son nom, érigée à la fin du règne, retranscrit le code le plus complet de l'antiquité, même s'il n'est pas le plus ancien.

Le droit s'émancipe de l'influence sumérienne et donne naissance à une conception sémitique de la Justice qui sera en partie reprise par la Bible. La loi du Talion apparaît ainsi pour la première fois. La stèle érigée à Babylone sera retrouvée à Suse (Iran) en 1901-1902 par la mission Morgan. Elle avait été rapportée au titre de butin de guerre vers 1200 avant Jésus-Christ.

Le haut de la stèle est orné d'un bas-relief représentant les principales divinités, dont Shamash, ainsi qu'Hammourabi, une main levée en signe de dévotion. Le code est gravé en caractères cunéiformes dans des cases disposées en colonne autour de la stèle. Elles se lisent de droite à gauche. La graphie est cunéiforme. La langue babylonienne est d'une richesses exceptionnelle.

La première partie du code commence par le récit de l'accession au trône sous la protection des dieux. Il se poursuit par un résumé de l'histoire du règne de Hammourabi, présenté comme un prince pieux et soucieux du bien-être de ses sujets. Le seconde partie du code, la plus importante, contient les 282 articles qui énoncent chacun un problème et apportent une réponse. Le code est divisé en chapitres qui recouvrent un thème de la législation. On y traite notamment le vol, le faux témoignage, l'administration des propriétés royales, le droit du travail agricole et de l'artisanat, la location et l'entretien des locaux d'habitation, le commerce, le prêt à intérêt, l'exploitation et le partage des capitaux, les dépôts et les gages.

Le droit de la famille (mariage, divorce, enfants, adoption, héritage) tient une place importante. Les chapitres suivants décrivent les sanctions pour coups et blessures, les conditions d'exercice de certaines professions, l'esclavage pour dettes et le traitement des prisonniers de guerre.

La société babylonienne était constituée de notables, du petit peuple et des esclaves. Le droit, qui prend en compte le rang social des individus, veille à ce que "le fort n'opprime pas le faible". Les articles sont écrits dans une langage simple et aisément compréhensible. La dernière partie du texte présente le roi comme un protecteur des "opprimés". Il appelle ses successeurs à suivre son exemple pour que la paix et l'ordre soient maintenus. Le texte se termine par des malédictions destinées aux éventuels profanateurs de la stèle.

Les articles ne constituent pas un code juridique au sens actuel. Aucun pouvoir juridique chargé de l'application du droit n'apparaît. La justice mésopotamienne était une prérogative royale. Le code est un recueil de jurisprudence et un testament politique pour les successeurs. La stèle servira de modèle littéraire aux scribes qui la recopieront pendant plus d'un millénaire.
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Message  Admin Dim 4 Nov - 16:33

Hammurabi (aussi traduit Hammu-rapi ou Khammurabi) fut le sixième roi de Babylone, il règne de 1792 avant Jésus-Christ, jusqu’à sa mort, vers 1750 avant Jésus-Christ. Son règne est l’un des plus long de l’antiquité du Proche-Orient.

Il a achevé la conquête de Sumer et d’Akkad, a supprimé la dernière dynastie sumérienne des Isin. Il a été le premier roi de l’Empire babylonien et a été le premier à assurer l’hégémonie de Babylone sur la Mésopotamie.

Règne


l succède à son père Sîn-Muballit et hérite donc de son modeste royaume qui s’étend le long de l’Euphrate. Les premières décennies de son règne ont été relativement pacifiques. Au cours de la 30e année, Hammurabi écrasa une armée d’invasion constituée d’Élamite et d’autre forces dans une bataille décisive, ce qui expulsa ceux-ci de Babylone. Les deux années suivantes il occupa et annexa Larsa, Mari, et Yamutbal au royaume monarchique centralisé de Babylonie.

Après la guerre, vient le temps de l’unification. Il sait que pour garder un empire soudé, il faut une culture commune, c’est ainsi qu’il fait adopter une seule langue, l’akkadien, une seule religion et surtout une seule loi, c’est le Code d’Hammurabi. Un renouveau littéraire et intellectuel suivit l’indépendance retrouvée des Babyloniens, et les règles et lois de Babylone furent respectées jusqu’aux rives de la Méditerranée. De nombreuses tablettes de contrat signées, datées de son règne et de ses successeurs, ont été découvertes. Parmi elles, une ordonne l’envoi de 240 soldats de l’Assyrie et le Situllum, une preuve que l’Assyrie a été une dépendance babyloniene. C’est principalement grâce à ces traces écrites de ces relations que l’on connaît aujourd’hui l’histoire du premier Empire babylonien.

Hammurabi étendit et améliora les systèmes d’irrigation, ce qui renforca l’importance de la cité.

Hammurabi étendit la règle de Babylone en conquèrant en premier les cités du sud. Ces conquêtes militaire arrivèrent tardivement dans son règne, peut-être déclenchées par la chute de l’empire de Samsi-Addu.

Hammurabi est probablement le plus connu des rois de Babylone par la promulgation du Code d’Hammurabi. Ces lois étaient gravées sur des stelles, placées sur les places publiques, de façon à être connues de tous, du moins ceux qui savaient lire. Ces stelles ont été retirées et emmenées vers la capitale élamite de Suse, où elles ont été redécouvertes en 1901. Elles se trouvent actuellement au Musée du Louvre à Paris. Les peines promulguées par ces lois peuvent paraître cruelles à un lecteur moderne, mais le but attendu était autant que de fournir un ensemble de règles qu’un système de peines rigoureuses et proportionnées en fonction des fautes. Ceci est considéré comme un pas important dans l’évolution de la civilisation. Un suspect est innocent tant que la culpabilité n’est pas prouvée est une des idées venues de ces lois.

Après sa mort, les successeurs d’Hammurabi virent s’effriter l’Empire, aussi bien par les crises économiques répétées que par la pression militaire des Hittites, conduits par leur roi Mursili Ier. Ce dernier s’empare de la ville de Babylone en 1595 avant Jésus-Christ et la détruit complètement. Pourtant ce sont les Kassites, conduits par leur roi Agumkakrine, qui, finalement, régnèrent sur Babylone. Malgré de nombreuses rébellions de la cité, le règne des Kassites dura 400 ans, et respecta le code d’Hammurabi.

De nombreux manuels scolaires présentent la statue en diorite découverte à Suse comme celle du roi Hammourabi. Cette statue qu’on estime dater de 2025 à 1594 avant Jésus-Christ se trouve au Musée du Louvre.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f0/St%C3%A8le_du_Code_d%27Hammurabi.jpg
Hammourabi 150px-St%C3%A8le_du_Code_d%27Hammurabi
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Message  Admin Dim 4 Nov - 16:45

Le Code d'Hammurabi est l'une des plus anciennes lois écrites trouvées. Elle fut réalisée sur l'initiative du roi de Babylone, Hammurabi, en 1750 avant J.-C..

Ce texte ne répond pas à l'acception légaliste du droit (droit civil), mais correspond plutôt au droit jurisprudentiel (Common law) : il recense, sous une forme impersonnelle, les décisions de justice du roi.

Histoire
La stèle du Code d'Hammurabi dont on dispose fut gravée dans un bloc de basalte et fut placé dans le temple de Sippar. Plusieurs autres exemplaires similaires furent vraisemblablement placés à travers tout le royaume. Cela avait pour but de faire connaître l'autorité et la sagesse de Hammurabi sur l'ensemble du territoire qu'il dirigeait.

Le Code fut emporté vers 1150 av. J.-C. dans la ville de Suse, en Iran, quand les rois élamites s'emparèrent de la Babylonie et amenèrent différentes œuvres d'art mésopotamiennes dans leur pays. C'est dans cette ville qu'il fut découvert par l'égyptologue Gustave Jéquier membre de l'expédition dirigée par Jacques de Morgan, en décembre 1901. Le père Jean-Vincent Scheil traduisit l'intégralité du Code, de retour à Paris, en France. Depuis, le Code est exposé au Musée du Louvre, à Paris. Une copie est également exposée au musée archéologique de Téhéran.

Ce code est longtemps resté le plus ancien connu dans le monde. On a depuis découvert d'autres documents de ce type, le plus ancien étant le Code d'Ur-Nammu, datant du début du XXIe siècle.

Aspect
Le Code d'Hammurabi se présente comme une grande stèle de 2,5 mètres de haut, en basalte. La stèle est surmontée par une sculpture représentant Hammurabi, debout devant le dieu du Soleil de Mésopotamie, Shamash, divinité de la Justice. En-dessous est inscrit, en caractères cunéiformes akkadiens, un long texte comprenant un ensemble de décisions de justice compilées. Le texte débute par une introduction qui, dans la plus grande tradition des inscriptions royales mésopotamiennes, détaille les hauts faits du roi Hammurabi, ses grandes qualités, et les motivations qui l'ont fait graver ses décisions de justice sur cette stèle : faire en sorte que « le fort n'opprime pas le faible ». Après viennent les décisions de justice elles-mêmes, divisées en 282 articles par le Père Jean-Vincent Scheil. Cette division est en réalité arbitraire, dans la mesure où le texte n'est pas découpé en différents articles. Les articles 66 à 100, illisibles sur la stèle, ont été restitués grâce à des copies effectuées sur des tablettes d'argile. Le texte de la stèle s'achève par un bref épilogue, encore à la gloire de Hammourabi.

Contenu
Les différents "articles" du Code d'Hammurabi fixent différentes règles de la vie courante. Ils régissent notamment :

* la hiérarchisation de la société : trois groupes existent, les hommes libres, les subalternes et les esclaves ;
* la protection sociale : un esclave ne doit en aucun cas être séparé de sa femme et de ses jeunes enfants ;
* les prix : les honoraires des médecins varient selon que les soins donnés s'adressent à un homme libre ou à un esclave ;
* les salaires : ils varient selon la nature des travaux réalisés ;
* la responsabilité professionnelle : un architecte qui a réalisé une maison qui s'est effondrée sur ses occupants et ayant causé leur mort, est condamné à la peine de mort ;
* le fonctionnement judiciaire : la justice est rendue par des tribunaux et il est possible de faire appel auprès du roi, les décisions doivent être écrites ;
* les peines : toute une échelle des peines est inscrite suivant les délits et crimes commis. La Loi du Talion est la base de cette échelle.

Le code d'Hammurabi génère la « loi du Talion », en punissant de mort des délits jusque là justifiables de simples compensations. Il divise la société entre awīlum, homme libre vivant dans la sphère du palais et travaillant pour l'administration royale, muškēnum, homme libre travaillant dans le cadre communautaire, et wardum, esclave. Les lois qui y sont rassemblées touchent aux apports qui unissent les groupes sociaux, la famille, l’armée, la vie religieuse et la vie économique. Elles ont toujours trait à des situations très précises concernant les vols, les prêts, les honoraires, les contrats, les fermages, les débiteurs insolvables, les esclaves fugitifs, le statut de la femme. Il n’y a pas d’idée générale ni de concepts abstraits exprimés pour justifier telle ou telle disposition, il n’y a pas non plus d’ordre logique dans la présentation. La recherche du témoignage est à la base de la sentence prise par le juge et l’on n’a recours aux procédés magiques, telle l’ordalie, que lorsque la vérité paraît insaisissable.

Fonction
Le Code d'Hammurabi n'est pas un code de lois comme nos Codes civil ou pénal, où chaque délit est censé être répertorié, les juges devant se baser sur un article précis pour décider leur jugement. Il s'agit en fait d'un texte établi à partir de la compilation de décisions de justice prises par le roi Hammourabi et compilées en un grand texte. On a d'ailleurs retrouvé des textes juridiques illustrant certains cas que l'on trouve dans le code. L'utilité de ce texte était plutôt de fournir des exemples de la sagesse du roi, servant aux générations à venir. Il a été comparé à une sorte de traité de justice. On remarque ainsi que le Code de Hammurabi était encore connu à l'époque néo-assyrienne (911-609), et qu'on se servait encore de son exemple dans certaines affaires juridiques.

L'introduction et la conclusion du texte, souvent non considérés dans les études contemporaines, occupent en fait un rôle important, car ils montrent bien l'idéologie royale qui se trouve derrière ce texte : c'est avant tout une inscription d'un roi qui désire laisser son souvenir à la postérité, en lui montrant le bon exemple à suivre. Les études comparées des codes de lois mésopotamiens semblent d'ailleurs indiquer que ce genre littéraire provient directement des inscriptions commémoratives des hauts faits royaux, dans lesquelles on aurait inclus des exemples de décisions juridiques prises par le roi, exemples concrets de ses grandes qualités au même titre que la construction d'un temple ou une victoire contre un ennemi, car l'exercice de la bonne justice (mišarum) entre dans la fonction royale mésopotamienne au même titre que l'entretien des dieux et la direction de l'armée.
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Message  Admin Dim 4 Nov - 20:17

Code d'Hammurabi

Le Code d'Hammurabi est l'une des plus anciennes lois écrites trouvées. Elle fut réalisée sur l'initiative du roi de Babylone, Hammurabi, en 1750 avant J.-C..

Ce texte ne répond pas à l'acception légaliste du droit (droit civil), mais correspond plutôt au droit jurisprudentiel (Common law) : il recense, sous une forme impersonnelle, les décisions de justice du roi.

Histoire

La stèle du Code d'Hammurabi dont on dispose fut gravée dans un bloc de basalte et fut placé dans le temple de Sippar. Plusieurs autres exemplaires similaires furent vraisemblablement placés à travers tout le royaume. Cela avait pour but de faire connaître l'autorité et la sagesse de Hammurabi sur l'ensemble du territoire qu'il dirigeait.

Le Code fut emporté vers 1150 av. J.-C. dans la ville de Suse, en Iran, quand les rois élamites s'emparèrent de la Babylonie et amenèrent différentes œuvres d'art mésopotamiennes dans leur pays. C'est dans cette ville qu'il fut découvert par l'égyptologue Gustave Jéquier membre de l'expédition dirigée par Jacques de Morgan, en décembre 1901. Le père Jean-Vincent Scheil traduisit l'intégralité du Code, de retour à Paris, en France. Depuis, le Code est exposé au Musée du Louvre, à Paris. Une copie est également exposée au musée archéologique de Téhéran.

Ce code est longtemps resté le plus ancien connu dans le monde. On a depuis découvert d'autres documents de ce type, le plus ancien étant le Code d'Ur-Nammu, datant du début du XXIe siècle.

Aspect

Le Code d'Hammurabi se présente comme une grande stèle de 2,5 mètres de haut, en basalte. La stèle est surmontée par une sculpture représentant Hammurabi, debout devant le dieu du Soleil de Mésopotamie, Shamash, divinité de la Justice. En-dessous est inscrit, en caractères cunéiformes akkadiens, un long texte comprenant un ensemble de décisions de justice compilées. Le texte débute par une introduction qui, dans la plus grande tradition des inscriptions royales mésopotamiennes, détaille les hauts faits du roi Hammurabi, ses grandes qualités, et les motivations qui l'ont fait graver ses décisions de justice sur cette stèle : faire en sorte que « le fort n'opprime pas le faible ». Après viennent les décisions de justice elles-mêmes, divisées en 282 articles par le Père Jean-Vincent Scheil. Cette division est en réalité arbitraire, dans la mesure où le texte n'est pas découpé en différents articles. Les articles 66 à 100, illisibles sur la stèle, ont été restitués grâce à des copies effectuées sur des tablettes d'argile. Le texte de la stèle s'achève par un bref épilogue, encore à la gloire de Hammourabi.

Contenu

Les différents "articles" du Code d'Hammurabi fixent différentes règles de la vie courante. Ils régissent notamment :

* la hiérarchisation de la société : trois groupes existent, les hommes libres, les subalternes et les esclaves ;
* la protection sociale : un esclave ne doit en aucun cas être séparé de sa femme et de ses jeunes enfants ;
* les prix : les honoraires des médecins varient selon que les soins donnés s'adressent à un homme libre ou à un esclave ;
* les salaires : ils varient selon la nature des travaux réalisés ;
* la responsabilité professionnelle : un architecte qui a réalisé une maison qui s'est effondrée sur ses occupants et ayant causé leur mort, est condamné à la peine de mort ;
* le fonctionnement judiciaire : la justice est rendue par des tribunaux et il est possible de faire appel auprès du roi, les décisions doivent être écrites ;
* les peines : toute une échelle des peines est inscrite suivant les délits et crimes commis. La Loi du Talion est la base de cette échelle.

Le code d'Hammurabi génère la « loi du Talion », en punissant de mort des délits jusque là justifiables de simples compensations. Il divise la société entre awīlum, homme libre vivant dans la sphère du palais et travaillant pour l'administration royale, muškēnum, homme libre travaillant dans le cadre communautaire, et wardum, esclave. Les lois qui y sont rassemblées touchent aux apports qui unissent les groupes sociaux, la famille, l’armée, la vie religieuse et la vie économique. Elles ont toujours trait à des situations très précises concernant les vols, les prêts, les honoraires, les contrats, les fermages, les débiteurs insolvables, les esclaves fugitifs, le statut de la femme. Il n’y a pas d’idée générale ni de concepts abstraits exprimés pour justifier telle ou telle disposition, il n’y a pas non plus d’ordre logique dans la présentation. La recherche du témoignage est à la base de la sentence prise par le juge et l’on n’a recours aux procédés magiques, telle l’ordalie, que lorsque la vérité paraît insaisissable.

Fonction


Le Code d'Hammurabi n'est pas un code de lois comme nos Codes civil ou pénal, où chaque délit est censé être répertorié, les juges devant se baser sur un article précis pour décider leur jugement. Il s'agit en fait d'un texte établi à partir de la compilation de décisions de justice prises par le roi Hammourabi et compilées en un grand texte. On a d'ailleurs retrouvé des textes juridiques illustrant certains cas que l'on trouve dans le code. L'utilité de ce texte était plutôt de fournir des exemples de la sagesse du roi, servant aux générations à venir. Il a été comparé à une sorte de traité de justice. On remarque ainsi que le Code de Hammurabi était encore connu à l'époque néo-assyrienne (911-609), et qu'on se servait encore de son exemple dans certaines affaires juridiques.

L'introduction et la conclusion du texte, souvent non considérés dans les études contemporaines, occupent en fait un rôle important, car ils montrent bien l'idéologie royale qui se trouve derrière ce texte : c'est avant tout une inscription d'un roi qui désire laisser son souvenir à la postérité, en lui montrant le bon exemple à suivre. Les études comparées des codes de lois mésopotamiens semblent d'ailleurs indiquer que ce genre littéraire provient directement des inscriptions commémoratives des hauts faits royaux, dans lesquelles on aurait inclus des exemples de décisions juridiques prises par le roi, exemples concrets de ses grandes qualités au même titre que la construction d'un temple ou une victoire contre un ennemi, car l'exercice de la bonne justice (mišarum) entre dans la fonction royale mésopotamienne au même titre que l'entretien des dieux et la direction de l'armée.
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Message  Admin Dim 4 Nov - 20:20

Législation babylonienne
La plus importante découverte relative à la législation babylonienne est celle du code d’Hammourabi, mais ce n’est pas la plus ancienne législation mésopotamienne connue car celui-ci proclame le plus souvent ce qui depuis longtemps est obligatoire. Ce code est demeuré célèbre pour sa longueur, l’élégance de son style et il servit de modèle littéraire dans les écoles de scribes pendant plus de mille ans.

Hammourabi Cod_hammu_b-2

Le code d’Hammourabi

Gravé sur un bloc de diorite pour le temple de Sippar, il a été enlevé comme trophée, au cours d’invasions en Babylonie, par le roi d’Elam, Shoutrouk-Nakhounté et transporté dans sa capitale où les fouilles modernes de Suse l’ont exhumé. Dans la partie supérieure, Hammourabi s’est représenté debout devant Shamash. Dans la partie inférieure, une quarantaine d’articles ont été martelé par les Élamites. Rédigé en caractères cunéiformes et en langue babylonienne, il contient, intercalé entre un prologue glorieux et un épilogue chargé de malédictions pour les violateurs, le texte de 282 articles.

Un certain ordre peut se reconnaître dans la succession des articles de loi : 5 articles consacrés au faux témoignage ; 20 au vol ; 16 aux fiefs royaux et obligations des fonctionnaires ; 25 aux travaux agricoles ; une dizaine aux locaux d’habitation ; 24 aux contrats commerciaux ; 15 aux dépôts et dettes ; 67 aux femmes et à la famille ; 20 aux coups et blessures ; 61 aux médecins, architectes et bateliers ; 5 aux esclaves.

« Droit public », « droit privé » et « droit pénal » y sont successivement visés mais de manière non exhaustive. Le « code » d’Hammourabi n’apparaît donc pas comme une réforme juridique majeure et ne constitue pas en soi un corpus exhaustif. Durant tout son règne, Hammourabi s’occupe d’établir la justice et de recueillir les décisions d’équité qu’il fait graver sur la pierre. "Telles sont les sentences équitables [...] que j’ai portées pour faire prendre à mon pays la ferme discipline et la bonne conduite." Le « code » est donc un corpus de sentences, publiées après la quarantième année de son règne, par lesquels le roi proclame les règles renouvelées de la tradition sumérienne qui s’appliqueront à la société babylonienne. Il constitue l’un de ces recueils, au même titre que le recueil de ses victoires militaires, dont la publication semble couronner un long et glorieux règne.
La législation sociale

C’est la partie la plus originale, de l’œuvre juridique d’Hammourabi. Elle comporte deux éléments essentiels : la fixation des salaires et la reconnaissance de la responsabilité professionnelle.

L’État intervient directement pour tarifer les honoraires, salaires ou prix de location suivant le cas. Les honoraires des médecins ou vétérinaires varient selon que les soins donnés s’adressent à un homme libre, à un esclave ou à des animaux. La loi tarife officiellement la journée de travail, les prix payables soit en nature soit en espèces variant selon le travail effectué.

La loi introduit le principe fondamental de la responsabilité professionnelle. Sont ainsi personnellement responsables : le médecin - qui cause la mort de son malade ou le rend invalide - , l’architecte - qui a construit une maison, lorsque cette maison s’écroulant provoque la mort du propriétaire - , le batelier - qui, par sa faute, cause le naufrage du vaisseau dont il a la charge -, enfin l’homme qui, ayant pris en location un animal de travail, le fait, ou le laisse mourir.
Organisation judiciaire

Sous la première dynastie, la justice est rendue par des tribunaux de première instance et l’on peut faire appel au roi de leurs décisions. La justice royale s’étend à tout l’empire. Tantôt les plaideurs sont invités à venir eux-mêmes à Babylone exposer leur affaire ; tantôt il est donné pouvoir à un délégué de règler sur place le différend. Les témoins déposent sous serment.

En principe, les décisions judiciaires doivent être écrites, l’acte est rédigé par un scribe suivant un formulaire précis. Elles concernent toutes sortes de requêtes, d’objets et de biens. Le code d’Hammourabi détermine pour un certain nombre de situation les peines encourues. Il existe toute une graduation de dommages-intérêts. Les recours à la peine de mort et à la loi du talion sont strictement réglementés. Les délits moins graves sont punis de l’amende.

La paix publique est assurée par la répression du brigandage. Les délégués du roi, en particulier les officiers, font l’objet, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, d’une protection particulière. Protection analogue est accordée aux propriétés du roi et des dieux. En matière de droit privé, la loi définit avec précision les droits de la femme et s’attache à la défendre contre l’arbitraire.
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