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Le paléolitique

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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:15

Paléolithique inférieur

Le Paléolithique inférieur est la première période de la Préhistoire, marquée par l'apparition de l'Homme en Afrique. Selon les points de vue et les critères retenus, elle débute entre 3 et 2,5 Millions d'années avant le présent (ou 2,5 Ma BP). Elle se termine il y a environ 300 000 ans, lorsque des changements au niveau de l'outillage et de l'évolution humaine annoncent le début du Paléolithique moyen. Les industries lithiques associées au paléolithique inférieur sont l'Oldowayen (dans le cas de l'Europe, on parle aussi de Chelléen et d'Abbevillien) et l'Acheuléen.

Le Paléolithique inférieur en Afrique


Les principales découvertes concernant les débuts de l’aventure humaine ont pour cadre le continent africain, et tout particulièrement l’Afrique orientale et australe. C’est de ces régions que proviennent les plus anciens fossiles attribués à la famille des Hominidés : parmi ces ancêtres - ou proches parents - de l’Homme on trouve les Australopithèques (dont Australopithecus afarensis et la fameuse Lucy, puis Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) et les premiers représentants du genre humain proprement dit (Homo rudolfensis puis Homo habilis, le premier à avoir une capacité crânienne de plus de 600 cm³).

C’est de là également que proviennent les plus anciens outils taillés connus à ce jour : ils ont été découverts en Éthiopie, à Kada Gona, dans des terrains datés d’environ 2,6 Ma BP. Si ces premiers outils sont généralement peu élaborés, des découvertes récentes effectuées dans le site de Lokalalei au Kenya (Ouest du lac Turkana), ont montré que la taille de la pierre pouvait être assez organisée et révélait une certaine habileté technique dès 2,3 Ma BP.

Après une période durant laquelle ils sont rares, les sites à outils lithiques se multiplient à partir de 1,9 Ma BP. Les sites d’Olduvai en Tanzanie ou de Koobi Fora au Kenya ont livré de nombreux vestiges de cette industrie appelée Oldowayen. Les instruments de cette époque restent très simples et comportent essentiellement des éclats et des galets taillés. A partir de 1,6 Ma BP, toujours en Afrique, on assiste à l’apparition de nouvelles espèces d’Hominidés fossiles et d’une nouvelle industrie lithique:

* en effet, on trouve à cette époque, aux côtés des Paranthropus robustus, les Homo ergaster puis les Homo erectus.
* d’autre part, on voit apparaître de nouveaux outils, plus grands et plus élaborés, tels que les bifaces, les hachereaux ou les bolas, qui caractérisent l’Acheuléen. Les sites de cette époque sont extrêmement nombreux mais on peut retenir les noms d’Olduvai (Tanzanie), Olorgesailie, Kilombe, Isenya (Kenya), Melka Kunture, Gadeb (Éthiopie)

Le Paléolithique inférieur en Europe ( - 1 Ma - 300 000 ans)

Bien que l’un de ses prédécesseurs – qui reste à définir – ait pu s’aventurer hors d’Afrique comme en témoigne les découvertes réalisées à Dmanissi (Géorgie ; - 1,7 Ma ?), c’est l’Homo erectus qui va véritablement peupler progressivement le Proche Orient (-1,4 Ma en Israël), l’Asie (-1 Ma / - 800 000 ans en Chine et à Java, où il a été reconnu sous le nom de Pithécanthrope) et l’Europe (- 1 Ma). Les fossiles européens de Ceprano et d’Altamura (Italie), de Mauer (Allemagne), de Tautavel (France) ou de Atapuerca (Espagne) peuvent être considérés comme des Homo erectus évolués comportant déjà certains traits propres à leurs descendants directs, les Hommes de Néandertal.

Les premiers ensembles lithiques clairement identifiés en Europe comportent essentiellement des éclats et des galets ou blocs taillés, parfois associés à quelques bifaces et quelques éclats retouchés (transformés en outils plus spécialisés par de petits enlèvements sur les bords). On peut mentionner notamment les sites de Monte Poggiolo, Isernia La Pineta, Venosa-Notarchirico (Italie), Atapuerca, Orce (Espagne), Soleilhac, Abbeville et Saint-Acheul (France), qui s’échelonnent entre 1 Ma et 500 000 ans BP. Ces industries sont progressivement remplacées, peut-être lors d’une deuxième vague de peuplement, par des industries acheuléennes à bifaces et hachereaux nettement plus nombreux : on en trouve la trace, entre 500 et 300 000 ans BP, dans les sites de Torre in Pietra, Castel di Guido, Fontana Ranuccio, Venosa (Italie), de Pinedo, Aridos, Torralba, Ambrona, Atapuerca (Espagne), de Terra Amata, Tautavel, Orgnac 3, Cagny (France), de Swanscombe, Hoxne (Angleterre), de Kärlich, Schöningen, Bilzingsleben (Allemagne).

Modes de vie au Paléolithique inférieur

Les indications concernant directement la vie quotidienne sont extrêmement rares pour ces périodes reculées, du fait de la mauvaise conservation générale des vestiges en matériaux périssables. Il est le plus souvent impossible de déterminer la fonction des vestiges lithiques eux-mêmes, faute d’une bonne conservation de leurs traces d’utilisation. De plus la répartition spatiale des objets découverts lors des fouilles archéologiques correspond rarement à leur disposition originelle et il est difficile de savoir comment s’organisait l’habitat.

Mais quelquefois des découvertes exceptionnelles permettent d’entrevoir des comportements complexes : ainsi la pratique de la chasse a pu être démontrée grâce à la mise au jour d’épieux en bois travaillés, notamment à Clacton-on-Sea (Angleterre) et Schöningen (Allemagne). Même si le charognage a pu jouer un rôle important, dés cette époque les espèces chassées sont très variées, leur taille pouvant aller de celle du lapin à celle du mammouth.

Une découverte majeure de cette fin du Paléolithique ancien est la domestication du feu : : elle aussi est à mettre à l’actif d’Homo erectus et elle est attestée à partir d’environ - 400 000 ans, notamment dans les sites de Terra Amata, Menez Dregan à Plouhinec (France), Bilzingsleben (Allemagne) ou Vértesszőlős (Hongrie).
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:20

Industrie lithique

En archéologie et en particulier en archéologie préhistorique, l'expression industrie lithique désigne l'ensemble des objets en pierre transformés intentionnellement par les humains. Dans la pratique, cette expression désigne les outils finis, les armes mais aussi l’ensemble des sous-produits liés à leur fabrication (nucléus, ébauches, certains éclats, etc.). En revanche, elle exclut généralement les productions purement artistiques ( figurine de « Vénus » par exemple).

Le paléolitique Bb_09w

Le terme Industrie est entendu ici selon son ancienne acception de « Ensemble des activités, des opérations ayant pour objet la production et l'échange des marchandises ou la production de produits destinés à être utilisés ou consommés sans être vendus au préalable » ( TLF). L’adjectif lithique, du grec lithos, signifie simplement « de pierre ».

Les industries lithiques ont été utilisées pour définir les différentes périodes successives de la Préhistoire. Pour les périodes anciennes (Paléolithique inférieur et moyen), elles constituent même les éléments de définition essentiels avec la position chronologique et les datations éventuelles. Pour la définition des périodes plus récentes, elles jouent toujours un rôle important mais sont progressivement accompagnées d’autres éléments de définition : industrie osseuse (à partir du Paléolithique supérieur), céramique (à partir du Néolithique), etc.

Pour des raisons évidentes de problèmes de conservation des matériaux organiques, l’industrie lithique est souvent le seul témoignage de la culture matérielle préhistorique qui nous soit parvenu. Il faut toutefois garder présent à l’esprit que la pierre n’était pas le seul matériau utilisé pour confectionner des outils. De nombreux outils de pierre taillée ne devaient d’ailleurs pas fonctionner tels qu’ils sont mis au jour dans les sites archéologiques mais avec des manches comme l’attestent les études tracéologiques.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:22

Nucléus, une pierre utilisée pour le débitage en archéologie.

PRÉHIST. Masse arrondie de silex dans laquelle ont été taillés des outils au Paléolithique; p. méton., ces outils. Synon. rognon. Dès avant l'Acheuléen apparaissent les industries à éclat, la pointe triangulaire et le racloir détachés d'un nucléus ou rognon de silex et retouchés sur une face, l'autre face restant plane (S. BLANC, Init. préhist., 1932, p.79). Ils [des cailloux fixés à un manche] serviront à enlever des éclats à un nucléus de pierre (...) qui prendra de ce fait une apparence caractéristique (...). Le même nucléus fournira des éclats courts et gros et des lames minces et longues (LOWIE, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p.128).
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:27

Vénus paléolithique

Les Vénus paléolithiques sont des statuettes féminines caractéristiques du Paléolithique supérieur eurasiatique, réalisées en ivoire, en pierre tendre (stéatite, calcite, calcaire) ou en terre cuite. Il en a été découvert plus d'une centaine d'exemplaires, toujours de dimensions relativement modestes, comprises entre environ 4 et 25 centimètres.

Le paléolitique Venus_of_Brassempouy
La Dame de Brassempouy

Historique des découvertes


La première statuette féminine découverte fut la Dame de Brassempouy, mise au jour par Édouard Piette en 1894. Quatre années plus tard, les statuettes de stéatite des grottes des Balzi Rossi étaient publiées par Salomon Reinach. La très célèbre Vénus de Willendorf fut exhumée en 1908 d’un niveau de lœss de la vallée du Danube, en Autriche. Depuis, des centaines de sculptures féminines analogues ont été découvertes, des Pyrénées aux plaines sibériennes du Lac Baïkal. Elles furent surnommées « Vénus » par analogie avec la déesse de la beauté de la mythologie romaine et parce que les préhistoriens du début du XXème siècle estimaient qu’elles correspondaient à un idéal de beauté préhistorique.

Le paléolitique 405px-Wien_NHM_Venus_von_Willendorf

Description


La plupart des Vénus paléolithiques semblent être des représentations féminines conformes à un certain nombre de conventions figuratives, voire à une stylisation ou à une schématisation. La plupart s’inscrivent dans un losange, avec deux extrémités effilées symétriques autour d’un élargissement correspondant au ventre. Chez certaines, plusieurs parties de l’anatomie sont exagérément développées : abdomen, hanches, seins, fesses, vulve. En revanche, d’autres parties anatomiques ne sont souvent qu’ébauchées ou absentes : c’est le cas des bras et des pieds. La tête est souvent réduite et dépourvues de détails anatomiques.

La question de la stéatopygie de certaines Vénus a fait l’objet de nombreuses controverses : le premier à aborder le thème fut Édouard Piette, inventeur de la Dame de Brassempouy et d’autres statuettes pyrénéennes. Certains auteurs y ont vu un trait physique que l’on retrouve chez les San d’Afrique australe tandis que d’autres l’ont interprété comme un symbole de fertilité et d’abondance. Par la suite, il fut noté que toutes les figurines n’étaient pas obèses et ne présentaient pas des attributs féminins exagérés. De même, toutes n’étaient pas dépourvues de détails faciaux.

La Vénus de Willendorf et la Vénus de Laussel portent en outre des traces d’ocre rouge.

Répartition

Différentes tentatives de classifications furent proposées, dont celle de Henri Delporte, simplement basée sur la provenance géographique [1]. L’auteur distingue :

* les Vénus du groupe pyrénéo-aquitain (Vénus de Lespugue, de Laussel et Dame de Brassempouy)
* les Vénus du groupe méditerranéen (Vénus de Savignano et des Balzi Rossi)
* les Vénus du groupe rhéno-danubienne (Willendorf et de Dolní Věstonice)
* les Vénus du groupe russe (Kostienki en Russie et Gagarino en Ukraine)
* les Vénus du groupe sibérien (Mal’ta et Bouret’).

D’après André Leroi-Gourhan, il existe un certaine relation culturelle entre tous ces gisements. Certains détails anatomiques suggéreraient une origine commune orientale, suivie d’une diffusion vers l’ouest.

Le paléolitique 600px-Venus_de_Lespugue_%28replica%29
reconstitution de la Vénus de Lespugue
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:29

L’absence de Vénus paléolithique dans la péninsule Ibérique est curieuse. Seuls des exemples douteux ont été rapportés, notamment à El Pendo ou La Pileta. La dite « Vénus de las Caldas », du nom d’une grotte proche d’Oviedo, est un objet sculpté magdalénien en bois de cervidé. Alors que certains ont cru y voir un corps féminin stylisé avec une tête d’animal, il s’agit probablement d’un propulseur décoré.


Le paléolitique 429px-Venus_de_Laussel
Vénus de Laussel
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:30

Datation

Récemment, deux objets de pierre très anciens (de 200 à 300 000 ans) ont été interprétés comme des tentatives de représentation féminine. L’une a été découverte sur le plateau du Golan (« Vénus de Berekhat Ram ») et l’autre au Maroc (« Vénus de Tan-Tan »). Toutefois, ces pièces sont au mieux très sommairement et très marginalement modifiées, au pire entièrement naturelles et fortuitement anthropomorphes.

Le paléolitique 260px-Ceramic_Venus_of_Dolni_Vestonice
Vénus de Dolní Věstonice

Les seules statuettes féminines paléolithiques incontestables datent du Paléolithique supérieur. Anciennement considérées comme aurignaciennes, elles sont aujourd’hui pour la plupart associées au Gravettien et au Solutréen. Les formes obèses sont alors prédominantes. Au Magdalénien, les formes s’affinent et deviennent plus détaillées et stylisées.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:36

Le paléolitique 206px-Savignano_face
Vénus de Savignano

Interprétation

Les interprétations des Vénus paléolithiques sont nombreuses et parfois fantasques. Les théories concernant un éventuel culte de la fécondité ou de la Déesse-Mère sont purement spéculatives et ne peuvent être évaluées scientifiquement.

Le paléolitique 114px-Buretj_%28venus_figurine%29
Vénus stylisée de Bouret’

Les figurations féminines de l’art mobilier du Paléolithique supérieur n’avaient aucune utilité pratique dans le cadre des activités de subsistance. Elles ont le plus souvent été découvertes dans le cadre d’habitat, en plein air comme en grotte, plutôt que dans des sépultures. À Gagarino en Russie, sept Vénus ont été découvertes à l’intérieur d’une cabane ovale de plus de 5 m de large : elles ont été interprétées comme des amulettes apotropaïques correspondant aux occupants du lieu. À Mal’ta, près du lac Baïkal, les figurines n’étaient présentes que du côté gauche de la hutte.

Les Vénus n’étaient donc probablement pas des amulettes cachées ou secrètes, mais plutôt exposées à la vue de tous (ce qui expliquerait leur grande diffusion géographique).
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:38

Dans le cadre de l'étude des industries lithiques, préhistoriques ou non, le terme façonnage désigne une opération de taille qui consiste à détacher des éclats d'un bloc afin de sculpter progressivement un outil, par exemple un biface ou une préforme de hache polie. Les éclats sont ici les sous-produits et le bloc façonné est l'objet recherché.

Dans le cadre de l'étude des industries lithiques, préhistoriques ou non, le terme débitage désigne une opération de taille qui consiste à détacher des éclats au sens large (éclats, lames ou lamelles) aux dépens d'un bloc de matière appelé nucléus. Les éclats sont ici les produits recherchés et le nucléus est un sous-produit.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:46

Chelléen
Le terme Chelléen, aujourd'hui tombé en désuétude, désignait une industrie lithique ancienne du Paléolithique inférieur d'Europe occidentale, antérieure à l'Acheuléen et caractérisée par des bifaces grossiers et irréguliers.

Introduit en 1878 par G. de Mortillet, il tirait son nom du site éponyme de Chelles (Seine-et-Marne, France).

H. Breuil proposa de le remplacer par le terme Abbevillien, en référence aux sites de la haute terrasse de la Somme à Abbeville (Somme, France), dont les sédiments n'étaient pas remaniés.

Toutefois, l'industrie abbevillienne n'a pratiquement été reconnue que sur le site éponyme lui-même et sa position stratigraphique s'est révélée identique à celle des industries acheuléennes. Le terme « abbevillien » est donc désormais employé assez rarement, pour qualifier des bifaces relativement grossiers, façonnés au percuteur dur et aux tranchants sinueux. Il n'est plus utilisé pour désigner une industrie particulière.

Le paléolitique 771px-Bifaz_abbevillense
Biface abbevillien de la région du Douro près de Valladolid, en Espagne
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:51

Henri Breuil (né le 28 février 1877 à Mortain, Manche - mort le 14 août 1961 à L'Isle-Adam, Val-d'Oise, à l'époque Seine-et-Oise). Universellement connu comme « l'abbé Breuil », il est avant tout un préhistorien qui s’est illustré par ses contributions à la classification des industries lithiques paléolithiques et à l’étude de l’art pariétal préhistorique. Il fut surnommé le « pape de la préhistoire ».

Biographie

Entré au séminaire de Saint Sulpice en 1895 en même temps que Jean Bouyssonie (1877-1965), il suit les cours de sciences de l’abbé Jean Guibert, auteur d'un traité - « Les Origines » - sur les rapports de la science et de la religion - , dont l'enseignement fait une large place aux idées évolutionnistes alors relativement nouvelles. Il va faire un certain nombre de rencontres cruciales qui vont conforter son intérêt pour la science préhistorique naissante : G. d’Ault du Mesnil, Louis Capitan (1854-1929) en 1896, E. Piette en 1897 chez qui il peut admirer des chefs-d’œuvre de l’art mobilier préhistorique, Denis Peyrony.

Ordonné prêtre le 9 juin 1900 à Saint-Sulpice, l'abbé Breuil n'exercera jamais de sacerdoce, faisant en sorte de ne pas être attaché à une paroisse afin de pouvoir se consacrer entièrement à ses travaux de préhistorien.

Dès 1905, il enseigne la Préhistoire à l’Université de Fribourg, puis à Paris à l’Institut de Paléontologie Humaine (1910) et au Collège de France (1929-1947). Il est nommé membre de l’Institut de France en 1938.

Breuil et l’art pariétal
En 1901, avec Louis Capitan et Denis Peyrony, il participe à la découverte de deux grottes ornées majeures de Dordogne, les Combarelles et Font-de-Gaume. Il commence à réaliser des relevés des gravures de la première et des peintures et gravures de la deuxième. En 1902, Émile Cartailhac le convie à étudier les peintures de Marsoulas et d’Altamira. Dès lors il va participer à l’étude de nombreux sites ornés, en France (le Tuc-d’Audoubert, les Trois-Frères, Rouffignac), en Espagne mais aussi en Afrique du Sud. Il sera notamment le premier préhistorien à visiter et décrire la grotte de Lascaux.

Ses études vont lui permettre d'être reconnu désormais comme le spécialiste international de l'art pariétal préhistorique et en 1929, une chaire au Collège de France sera créée spécialement pour lui, et en 1935, il obtient la première chaire du genre à l'Université de Bordeaux.

Son ouvrage majeur, « Quatre cent siècles d'art pariétal », paru en 1952, dresse pour la première fois un panorama de l'art pariétal paléolithique franco-cantabrique connu à l'époque et lui confère une autorité mondiale. Ce livre est l'aboutissement de plus de 700 jours d’études sous terre. L'abbé Breuil s'attache avant tout à relever et à décrire minutieusement les œuvres paléolithiques et à en préciser la chronologie.

Breuil et les industries préhistoriques

Sa contribution majeure concernant les industries lithiques reste sa révision de stratigraphies de références du Paléolithique supérieur et la restitution en 1906 de la véritable position de l’Aurignacien dans la chronologie de cette période, au terme d'une étude méthodique de l'outillage lithique et osseux d'Europe en stratigraphie menée depuis 1905.

Sa passion le conduit à s’intéresser à toutes les formes de la culture matérielle paléolithique, toutes périodes confondues. Avec le père Pierre Teilhard de Chardin, exilé en Chine dans les années 1930, il participe aux recherches concernant le Sinanthrope à Zhoukoudian en Chine.

Breuil et l'Afrique
Ses nombreux voyages en Afrique lui permettent de se lier à sir Ernest Oppenheimer, alors leader mondial de l'industrie de l'or et du diamant. Il peut examiner de nombreuses collections et livrer les premières publications synthétiques traitant de la Préhistoire africaine.

En Afrique du Sud, il prend une part importante au développement académique de la discipline et est même élu Président de la South African Archeological Society. Il se lie d'amitié avec le maréchal Jan Smuts, grâce à qui il obtient les moyens financiers et logistiques de ses expéditions. Plus tard, il se lie avec l'anthropologue sud-africain Philip Tobias.

En 1918, le prospecteur et topographe allemand Reinhard Maack découvre sur une paroi rocheuse, une importante fresque rupestre, dans les monts du Brandberg (2 573 m), le plus haut massif montagneux de Namibie. En 1947, l'abbé Breuil visite cette découverte dont le personnage central, qu'il appelle la « dame blanche », le hante depuis qu'il a appris son existence dix-huit ans auparavant.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 3:54

Acheuléen

Le terme Acheuléen désigne à la fois une période du Paléolithique inférieur et l’industrie lithique caractéristique de cette période.

L’Acheuléen doit son nom au site éponyme de Saint-Acheul, proche d’Amiens (France), où il a été décrit pour la première fois par G. de Mortillet en 1872.

L’Acheuléen succède à l’Oldowayen en Afrique de l’Est à partir d’environ 1,7 millions d’années avant le présent, dans les sites d’Olduvai (Tanzanie) ou sur les rives du lac Turkana (Kenya). Il se répand ensuite dans tout le continent africain. Les sites de cette époque sont extrêmement nombreux mais on peut retenir les noms d’Olorgesailie, Kilombe, Isenya (Kenya), Melka Kunture, Gadeb (Éthiopie), La Kamoa (République démocratique du Congo), Tighennif, et Tabelbala-Tachenghit (Algérie). L’Acheuléen atteint ensuite le Proche-Orient, l’Asie et l’Europe.

En Europe, l’Acheuléen succède au Chelléen (ou Abbevillien) et dure environ de 500 000 à 300 000 ans avant le présent.

Le paléolitique 545px-Biface
Biface en silex de Saint-Acheul, Somme. (hauteur : 20 cm)

Les outils caractéristiques de l’Acheuléen sont les bifaces, les hachereaux et les bolas. Ils sont souvent associés à de petits outils retouchés sur éclats.

Le type d’Hominidé ayant produit ces outils n’est pas connu avec certitude. Pour les phases anciennes en Afrique, il peut s’agir de Paranthropus robustus, d’Homo ergaster ou d’Homo erectus. Pour les phases récentes en Eurasie, il s’agit vraisemblablement d’Homo erectus.

Dans certaines régions, l'Acheuléen comporte un stade final désigné sous le nom de Micoquien, dans d'autres le passage de l'Acheuléen au Paléolithique moyen est plus ou moins progressif : disparition des bifaces, généralisation du débitage Levallois, développement et standardisation de l'outillage sur éclat, etc.

Cette période est marquée par une découverte majeure, la domestication du feu : elle aussi est à mettre à l’actif d’Homo erectus et elle est attestée à partir d’environ 400 000 ans avant le présent, notamment dans les sites de Terra Amata, Menez Dregan à Plouhinec (France), Bilzingsleben (Allemagne) ou Vértesszőlős (Hongrie).
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Message  Admin Lun 5 Nov - 4:02

Oldowayen

L'Oldowayen est une période du Paléolithique inférieur caractérisée par une industrie lithique peu élaborée.

Historique et définition

L'Oldowayen doit son nom au vaste complexe de sites archéologiques et fossilifères des gorges d'Olduvai en Tanzanie, où elle a été reconnue et définie par Louis et Mary Leakey.

À l'origine, le terme ne désignait que les industries comprises entre 1,8 et 1,6 million d'années avant le présent en Afrique de l'Est. Par extension et un peu improprement, il désigne parfois désormais toutes les industries antérieures à l'Acheuléen, même hors d'Afrique. Dans le cas de l'Europe, on emploie aussi parfois le terme d'Abbevillien pour désigner des industries à bifaces grossiers antérieures à l'Acheuléen.

Le paléolitique Chopper_of_Dmanisi
Chopper à un seul tranchant.


Caractéristiques techniques


Traditionnellement, l'Oldowayen est considéré comme une industrie « à galets taillés » : l'artisan prélève un bloc qu'il façonne rapidement en outil en enlevant des éclats sur une face (chopper) ou sur deux faces (chopping-tool). Cette vision a tendance à être nuancée dans la mesure où il n'est pas clairement établi que les éclats étaient des sous-produits et non pas les éléments recherchés. Les « choppers » oldowayens pourraient être en fait des nucléus très simples.

Le paléolitique 800px-Chopping_tool
Chopping-tool.

L’artisan de l’Oldowayen
Les restes humains associés à l'Oldowayen d'Afrique de l'Est sont ceux de Paranthropus boisei et d'Homo habilis, mais il n'est pas possible de déterminer lequel des deux taxons est à l'origine de l'industrie.

Oldowayen évolué
M. Leakey et quelques autres chercheurs ont employé l'expression Developed Oldowan, ou Oldowayen évolué, pour désigner des ensembles lithiques d'Afrique de l'Est contemporains de l'Acheuléen, mais comportant peu de bifaces. Ces ensembles auraient été réalisés par des groupes aux traditions distinctes des groupes acheuléens. Le point de vue qui consiste à voir dans les différences entre Acheuléen et Oldowayen développé l'expression de fonctions de sites distinctes est toutefois plus répandu.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 14:58

Les hominidés sont une famille d'espèces regroupant les plus grands des primates tels que l'homme, le chimpanzé, l'orang-outan ou le gorille, ainsi qu'un certains nombre d'espèces éteintes ancêtres ou non de la lignée humaine.

Le poids des adultes est généralement compris entre 50 et 250 kg. Ils sont caractérisés par une marche bipède (parfois imparfaite), une musculature robuste, un gros cerveau et une face prognathe. Tous sont d'excellents grimpeurs, à l'exception du gorille adulte, surtout les gros mâles dits "à dos argentés" dont le poids leur interdit d'escalader les arbres, ainsi que de l'humain. Les enfants gorilles eux, escaladent parfaitement les branches des arbres. Leur régime alimentaire est omnivore, principalement frugivore, mais la viande n'est pas absente.

La principale de leurs caractéristiques est leur comportement social très évolué avec des interactions très importantes entre individus du même groupe et une grande expressivité faciale permettant de manifester leurs émotions. Tous sont capables de communiquer de façon efficace et tous sont capables avec une éducation appropriée d'apprendre un langage rudimentaire et de manipuler des concepts abstraits. Les hominidés font également partie des rares animaux à avoir conscience d'eux-mêmes (ils se reconnaissent dans un miroir, contrairement au chat par exemple).

Le paléolitique 800px-Huxley_-_Mans_Place_in_Nature
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:01

Un australopithèque est un hominidé disparu ayant vécu entre environ 4,4 millions et 1 million d'années avant notre ère. Le genre Australopithecus (du latin australis, « du sud », et du grec ancien πίθηκος, píthēkos, « singe ») a été défini par Raymond Dart lors de la découverte d'Australopithecus africanus en 1924 [1]. Les australopithèques présentent à la fois des caractères archaïques (cerveau peu volumineux) et des caractères évolués (denture proche de celle du genre Homo). Leur locomotion est généralement mixte et associe une forme de bipédie à une capacité au grimper encore marquée. La lignée humaine est probablement issue d'une forme gracile ancienne d'australopithèque.

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Évolution et génétique


Les découvertes successives d'ossements fossiles dans plusieurs régions d'Afrique, les progrès réalisés dans la lecture des formules chromosomiques et la biologie du développement, qui relie le programme génétique aux modifications de formes des espèces au cours de leur évolution, permettent une meilleure compréhension de l'évolution des singes supérieurs et de l'homme.

L'orang-outan, le gorille, le chimpanzé et l'homme ont cinq chromosomes identiques hérités de leur ancêtre commun, le proconsul. Il y a environ 12 millions d'années, l'orang-outan évolue indépendamment en Asie ; l'existence d'un ancêtre commun aux trois autres lignées est prouvée par la présence indiscutable de 11 chromosomes communs et de 7 chromosomes mutés. Il y a 5 millions d'années, le chimpanzé, le gorille et l'australopithèque (c'est-à-dire le préhumain) s'isolent définitivement pour donner naissance aux espèces actuelles.

Les grandes découvertes

Jusqu'à aujourd'hui, les découvertes de fossiles d'australopithèques ont eu exclusivement pour cadre l'Afrique. Parmi les lieux les plus significatifs où furent relevées des traces de peuplement portant sur plusieurs centaines de milliers d'années, on notera le haut plateau éthiopien, la région des grands lacs et les hauts plateaux du sud du continent.

Les vestiges les plus nombreux proviennent de Tanzanie : sites d'Olduvai, Laetoli, explorés par Louis Leakey ; d'Éthiopie : vallée de l'Omo, bassin de l'Awash ; et du Kenya : Kanapoï, Lothagam, alentours du lac Turkana (Koobi Fora, Ileret, Allia Bay), explorés par Richard Leakey, ainsi que par des équipes kenyo-américaines. La région de l'Afar éthiopien a été le cadre, depuis 1974, de quelques-unes des plus importantes découvertes dont le squelette relativement complet d'un individu féminin d'Australopithecus afarensis, auquel on a donné le surnom de Lucy [2]. En 1979, on a mis au jour dans la localité d'Hadar un gisement contenant des morceaux de crâne, des dents, des mandibules, ainsi que des os du bassin et des os longs d'australopithèques datant de 3,6 millions d'années à 4 millions d'années. Non loin de là, dans le bassin du moyen Awash, des équipes françaises et américaines ont retrouvé des restes d'australopithèques tout aussi anciens et des ossements plus récents (de 1,8 million d'années à 2,6 millions d'années) d’Homo habilis.

Principales caractéristiques


Le nombre considérable de débris osseux dont on dispose aujourd'hui a permis de reconstituer, malgré la diversité des éléments, plusieurs individus presque complets ; de plus, la présence de restes de faune et de traces d'installation sur les terrains cités précédemment a autorisé la première reconstitution du mode de vie de nos « cousins éloignés ». Un point sur lequel tous les chercheurs sont désormais unanimes est celui du statut de ces hominidés : étroitement apparentés (biologiquement) au genre Homo, ils s'en sont différenciés en donnant naissance à une branche collatérale ; leur évolution est sensible jusqu'à environ 1,5 million d'années, à travers différentes espèces qui, tout en conservant une architecture générale du crâne assez primitive (et, sous certains aspects, encore simienne), ont évolué en acquérant une morphologie corporelle en tous points similaire à celle des espèces contemporaines d'Homo.

Les australopithèques possédaient la station bipède, mais ne possède pas une bipédie franche, sa bipédie est partielle (se déplace encore par brachiation par moment), marchaient comme l'homme moderne et étaient à même de courir sur leurs deux pieds (contrairement à ce que l'on a pu penser par le passé). Cela a été confirmé par la sensationnelle découverte (en 1978 par Mary Leakey), près de Laetoli (plaine du Serengeti, en Tanzanie), d'une double série d'empreintes de pas conservées depuis 3,6 à 3,8 millions d'années.

La structure des mains des australopithèques est identique à celle des humains, en dehors de l'articulation de la première phalange du pouce, qui ne permet pas tous les mouvements d'une main d'homme moderne (mais qui est quasi identique à celle d'Homo erectus). Ainsi, cette structure analogue témoigne de la possibilité qu'avaient les australopithèques de travailler des objets, même s'ils ne disposaient pas de l'habileté permettant d'exécuter des tressages ou de tailler des pierres ; peut-être est-ce précisément ce qui marque une des limites de l'humanisation totale des australopithèques, lesquels, d'après le témoignage des objets accompagnant les restes osseux, ne furent jamais aptes à travailler la pierre comme leurs contemporains Homo habilis ou Homo rudolfensis.

Cependant, cette limite à elle seule n'est pas suffisante pour expliquer la diversité de comportements entre les deux genres ; il existait, il est vrai, d'autres différences morphologiques avec les premiers Homo connus, divergences dont la signification fonctionnelle est encore aujourd'hui un objet d'études. Avant tout, la capacité crânienne de l'australopithèque est légèrement inférieure (550 cm3, alors que celle d'Homo habilis est de 600 cm3), mais cependant bien adaptée à la masse corporelle de ces hominidés dont la taille était de l'ordre de 135 cm. La structure du crâne, fort proche de celle d'Homo habilis et de celle d'Homo erectus, conserve toutefois quelques caractéristiques propres aux pongidés (orang-outan).
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:03

Position phylogénétique

Selon certains chercheurs, Australopithecus afarensis pourrait être l'ancêtre commun des australopithèques et du genre Homo ; cette hypothèse est contestée par d'autres, qui estiment que la séparation entre les deux genres pourrait avoir eu lieu à une époque bien antérieure.

Place dans l'évolution de la lignée humaine

Les restes fossiles semblent indiquer qu'Australopithecus est l'ancêtre commun du groupe distinct d'hominidés appelé aujourd'hui Paranthropus (« australopithécinés robustes ») et fort probablement du genre Homo qui comprend les hommes modernes. Bien que l'intelligence de ces homininés précoces n'ait sans doute pas dépassé celle des anthropoïdes modernes, la stature bipède est l'évidence clé qui distingue ce groupe des primates qui l'ont précédé et qui sont quadrupèdes. La morphologie d'Australopithecus contredit ce que les scientifiques avaient cru auparavant, à savoir, qu'un cerveau plus volumineux et plus complexe a précédé la bipédie. Dans la mesure où Australopithecus était un homininé incontestable d'après les empreintes de pas qu'il a laissées à Laetoli, il faut convenir que son petit cerveau ne l'empêchait pas d'être bipède. On discute toujours pour savoir comment la bipédie a évolué il y a plusieurs millions d'années (plusieurs théories sont toujours en cours d'étude). Pourtant, l'avantage de la bipédie était qu'elle permettait aux mains d'être libres pour attraper des objets tandis que les yeux pouvaient mieux examiner au-dessus des grandes herbes pour trouver des sources d'aliments possibles ou repérer des prédateurs.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:03

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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:04

Les changements radicaux dans la morphologie sont survenus avant les australopithécinés graciles évolués ; la structure du bassin et les pieds les distinguent à peine des hommes modernes. Les dents présentent aussi le même alignement avec des petites canines ; pourtant, l'évolution vers Paranthropus a donné naissance à une denture plus grande et plus robuste. Les australopithécinés devaient faire face à un défi particulier en vivant dans la savane. Ils étaient les primates les plus lents à se déplacer de leur temps et beaucoup d'entre eux sont devenus la proie des carnivores (comme les lions et Dinofelis, aujourd'hui éteint).

Si la plupart des espèces d'australopithèques n'étaient pas plus capables d'utiliser les outils que les primates non-humains modernes, on s'est rendu compte cependant que les chimpanzés utilisent des instruments simples (c'est-à-dire qu'ils ouvrent des noix avec des pierres et qu'ils introduisent de petites branches dans les termitières) ; on a plus récemment fait la même découverte pour les gorilles. Pourtant, Australopithecus garhi semble vraiment avoir été le plus avancé de la lignée avec ses outils fabriqués en pierre qui sont sans doute antérieurs aux premiers représentants connus pour l'instant du genre Homo, Homo habilis et Homo rudolfensis. Les restes d'Australopithecus gahri étaient accompagnés d'outils et de restes d'animaux découpés, ce qui suggère le début d'une fabrication d'outils [3]. Cela a conduit beaucoup de scientifiques à penser qu'Australopithecus garhi peut être un ancêtre du genre Homo. Cependant les anthropologues et les chercheurs attendent d'autres découvertes pour déterminer quelle était la véritable espèce de nos ancêtres.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:11

Lucy est le surnom d'un fossile relativement complet de l'espèce Australopithecus afarensis découvert en Éthiopie en 1974 par une équipe de recherche internationale. Datant d'environ 3,2 millions d'années et dotée d'une locomotion en partie bipède, Lucy a longtemps été considérée comme la représentante d’une espèce à l’origine de la lignée humaine avant d'être écartée des ancêtres directs du genre Homo.

Le paléolitique 240px-Lucy

Découverte

Lucy a été découverte le 30 novembre 1974 à Hadar sur les bords de la rivière Awash dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs américains, français et éthiopiens co-dirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie). Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson .

Lucy a été décrite une première fois en 1976 mais son rattachement à l'espèce Australopithecus afarensis n'a été proposé qu'en 1978 .

Répertoriée sous le code AL 288-1 , Lucy a été surnommée ainsi par ses inventeurs en référence à la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds. Elle est parfois également surnommée Birkinesh, Dinkenesh ou Dinqnesh, qui signifie "tu es merveilleuse" en amharique.

Lucy est conservée au Museum national d'Éthiopie à Addis-Abeba et une réplique y est exposée.

Principales caractéristiques

La découverte de Lucy fut très importante pour l’étude des Australopithèques : il s’agit du premier fossile relativement complet qui ait été découvert pour une période aussi ancienne. Lucy compte en effet les fragments de 52 ossements dont une mandibule, des éléments du crâne mais surtout des éléments post-crâniens dont une partie du bassin et du fémur.

Ces derniers éléments se sont révélés extrêmement importants pour reconstituer la locomotion de l’espèce Australopithecus afarensis . Si Lucy était incontestablement apte à la locomotion bipède, comme l’indiquent son port de tête, la courbure de sa colonne vertébrale, la forme de son bassin et de son fémur, elle devait être encore partiellement arboricole : pour preuve, ses membres supérieurs étaient un peu plus longs que ses membres inférieurs, ses phalanges étaient plates et courbées et l’articulation de son genou offrait une grande amplitude de rotation. Sa bipédie n’est donc pas exclusive et sa structure corporelle a été qualifiée de « bilocomotrice » puisqu’elle allie deux types de locomotion : une forme de bipédie et une aptitude au grimper.

Lucy est probablement un sujet féminin si l’on en juge par sa petite stature et les caractéristiques de son sacrum et de son bassin. Elle devait mesurer entre 1,10 m et 1,20 m, et peser au maximum 25 kg. Elle est morte à environ 20 ans et le fait que ses ossements n’aient pas été dispersés par un charognard indique un enfouissement rapide, peut-être à la suite d’une noyade.

Depuis 1974, d'autres fossiles de primates plus anciens ont été découverts mais peu sont aussi complets.

Le paléolitique 230px-Hadar%2C_Ethiopia_%3B_Australopithecus_afarensis_1974_discovery_map

Position phylogénétique (Qui a rapport à la phylogenèse (formation, évolution et développement des espèces vivantes).

Découverte dans des terrains datés de 3,18 millions d'années, Lucy a longtemps été considérée comme la représentante d’une espèce à l’origine de la lignée humaine. Des découvertes plus récentes ont remis en cause cette hypothèse : Lucy serait une cousine éloignée, plutôt qu’une ancêtre du genre Homo.

Lucy appartient à l’ordre des Primates, la famille des Hominidés et au genre Australopithecus. Plus précisément, il s'agit d'un Australopithecus afarensis, ou australopithèque de l'Afar.

Le paléolitique 450px-Lucy_%28Frankfurt_am_Main%29
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:12

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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:18

Homo habilis (littéralement « homme habile ») est une espèce du genre Homo qui vivait il y a approximativement 2,5 à 1,8 million d’années en Afrique orientale et australe.

La définition de cette espèce fut faite par Louis Leakey en 1964, suite à la découverte de fossiles en Tanzanie.

Le paléolitique 250px-Homo_habilis

Homo habilis et la bipédie

L’Homo habilis maîtrisait parfaitement la posture érigée, même si celle-ci n'apparaît pas avec lui. En revanche, ses membres postérieurs courts n’en faisaient pas un aussi grand marcheur que l’Homo ergaster, apparu ultérieurement. Son aspect restait très archaïque.

L’espèce présentait un fort dimorphisme sexuel, les femelles étant beaucoup plus petites que les mâles.

Homo habilis, inventeur de l'outil ?

Homo habilis est contemporain des plus anciennes industries de pierre taillée, nommées oldowayennes. Celles-ci comportent des objets simples taillés généralement sur une seule face pour confectionner un outil (chopper) ou pour obtenir des éclats tranchants. Ces outils devaient lui permettre de découper des morceaux de viande ou de casser des os. Mais Homo habilis a coexisté avec certaines formes robustes d'Australopithèques, les Paranthropes. Certains scientifiques envisagent que ceux-ci étaient également capables de fabriquer des outils de pierre taillée.

Une capacité crânienne très développée

L’Homo habilis a une capacité crânienne comprise entre 550 et 680 cm³. Il mesure environ 1,15 à 1,30 m et pèse de 30 à 40 kg. L'étude de sa denture montre des canines réduites et des incisives développées ce qui démontre que l’Homo habilis était omnivore, il est probable qu'il ait été charognard et non chasseur.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:22

C'est en 1961 que Mary Nicol et Louis Leakey découvrent à Odulvai (Nord de la Tanzanie) les restes d'un individu accompagnés d'outils primitifs en pierre : Homo habilis.
Cette "habilité" à fabriquer des outils qui le distingue des australopithèques, devait lui permettre de découper des morceaux de viande ou de casser des os.

Bipédie
La bipédie d'habilis est favorisée par des membres inférieurs plus robustes et des membres supérieurs plus légers. Toutefois il devait également utiliser son aptitude à grimper dans les arbres pour se déplacer.

Crâne
Sa capacité cranienne allait de de 550 à 680 cm3.
Doté d'incisives developpées et de canines réduites Homo habilis était omnivore, on suppose qu'il n'était pas chasseur mais plutôt charognard.
L'aire de de Broca (dans le cerveau), developpée, peut amener à penser que l'Homo habilis utilisait un langage articulé pour s'exprimer...

Mode de vie
Installé dans les savanes, Habilis devait également "aménager" des sortes de huttes circulaires.
Contrairement à ce que laisse supposer son nom (habilis), la morphologie de ses mains ne le rend pas plus apte à utiliser des outils que ses contemporains.

Il existe un dimorphisme sexuel marqué (importantes différence physiques entre les males et les femelles de l'espèce).

Le paléolitique Habilis

Age : de 2.4 à 1.6 millions d'années.

Taille :1.15 à 1.30 m

Poids : 30 à 40 kg

Localisation : Afrique orientale puis Australie

Habitat : Savanes arborées et humides

Feux : ?

Outils : fabriqués
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:36

Les premiers outils utilisés par l'homme préhistorique

La fabrication d'outils, une spécificité humaine ?
Pour le différencier du règne animal, on attribue souvent à l'homme, et à ses ancêtres, des capacités et des aptitudes spécifiques : le langage, le développement cérébral et aussi la fabrication d'outils.
Toutes ces "différences" ne sont pas véritablement propres à l'homme, et l'on trouve toujours une espèce animale qui montre des capacités dans les domaines réservés à l'espèce humaine...
Tour d'horizon des outils de la Préhistoire.

Définition du mot outil
"Terme général donné aux objets par lesquels l'homme intervient sur la matière en prolongeant sa main afin de la spécialiser en fonction d'objectifs techniques à réaliser." (Dictionnaire de la Préhistoire - Sous la direction de André Leroi-Gourhan, PUF)

Les premiers outils oui, mais seulement ceux qui laissent des traces...
La présente page va aborder les différents outils qu'on a pu retrouver. Les seuls qui sont parvenus jusqu'à nous sont forcément réalisés dans un matériaux qui ne se dégrade pas dans le temps.
Exit donc les outils en bois (ou très récents), en peau, en végétaux... Nous ne pouvons parler que des outils réalisés dans un matériau dur et inaltérable : la pierre.

Les animaux aussi utilisent des outils :
- le chimpanzé utilise des pierres pour briser des noix, comme devaient le faire nos lointains ancêtres.
- les loutres de mer posent une pierre plate sur leur ventre et utilisent cette "enclume" pour casser des coquilles d'échinodermes (oursins).
- certains oiseaux (corbeaux, pinsons..) utilisent des brindilles pour extraire de leurs galeries des insectes.
- le macaque utilise des feuilles pour nettoyer ses aliments...


Différents types de fabrication d'outils

Les outils primaires
Par outils primaires on entend les objets qui, sans transformation, sont utilisés comme outils. Ce sont donc des objets trouvés dans la nature, comme des pierres (pour taper), ou des feuilles (pour nettoyer ou essuyer).
Difficile de retrouver ce type d'outil lors de fouilles ou même de le reconnaître : utilisé à l'état brut, il ne se différencie que très peu d'un objet naturel. Seules des traces d'usure peuvent laisser apercevoir son ancienne utilisation.
Ces outils primaires sont fréquemment utilisés par des espèces animales (comme les chimpanzés par exemple).

Les outils secondaires
Les outils secondaires sont fabriqués avec l'aide d'un autre outil. Par exemple, une pierre utilisée comme percuteur qui permet de façonner une autre pierre et d'en faire un "couteau".
Ces outils secondaires sont uniquement fabriqués par les hominidés.

Les outils composites
Les outils composites sont formés de plusieurs éléments qui forment un seul outil. C'est par exemple la fabrication d'un arc, d'une hache ou d'une sagaie.
Ce type d'outil ne se retrouve que dans les évolutions "récentes" du genre Homo.

Les "métaoutils"
Un métaoutil est une notion plus complexe : c'est un outil qui permet l'amélioration d'un autre outil. Dans Les premiers outils (Pascal Picq et Hélène Roche) les auteurs citent en exemple "le cas de la petite pierre que les chimpanzés de Bossou calent sous une pierre servant d'enclume afin de la stabiliser".
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:39

Les premiers outils

L'Oldowayen (- 2.7 à - 1.3 Ma)
Le plus vieil outil retrouvé... le Chopper


Le paléolitique Chopper

Les plus anciens outils ont été utilisés il y a 2.3 à 2.6 millions d'années, au Paléolithique archaïque, en Afrique. On les retrouve principalement sur les sites de Gona Hadar (Ethiopie), Koobi Fora, Vallée de l'Omo et Oldoway (Tanzanie). Ils sont regroupés sous la dénomination de culture ou de civilisation Oldowayenne.
Ces premiers outils, identifiés comme tels, sont des choppers, ce sont des galets (ou des blocs anguleux) présentant un bord tranchant. Si l'ouvrier travaille l'outil et dégage 2 faces de tranchant on nomme alors l'outil chopping-tool.
Dans les 2 cas ils ont été fabriqués par percussion avec une pierre ou un galet. C'est la culture sur galet ou "pebble-culture". Les campements de l'Oldowayen sont le plus fréquement installés près d'un fleuve et donc près de la matière première : le galet.

Qui a fabriqué ces premiers outils ?
Si l'on est assuré qu' Homo habilis fabriquait des choppers, certains scientifiques envisagent que les Paranthropes pouvaient déjà produire ce type d'outils. Il les utilisait principalement pour dépecer des charognes afin de se nourrir. Il est également fort probable qu'il pouvait nettoyer et récupérer les peaux pour se protéger du froid.
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:44

L'Acheuléen (-1.6 à - 0.3 Ma)
L'avènement du biface.

Ici encore, les premières traces de cette nouvelle technique se trouvent en Afrique. Les lieux de fabrication ont évolué : c'est maintenant loin des cours d'eau principaux que les hominidés s'installent : ils établissent leurs campements à l'abri des crues.
Il y a 500 000 ans la culture acheuléenne s'étend en Europe, puis au Proche Orient et en Inde.

Les outils ne sont plus seulement taillés avec un percuteur en pierre. Les tailles sont maintenant réalisées avec un percuteur tendre (comme le bois). Cette nouvelle technique permet une taille plus fine.

Le paléolitique Biface

Le biface (figure ci-dessus) est un outil dont 2 faces opposées ont été travaillées afin d'améliorer le coupant de la "lame". C'est parfois également un chopper dont le tranchant s'étend sur la majorité de la périphérie du galet.
Les plus anciens bifaces proviennent de la région d'Olduvai, ils avaient une fonction de hache.

Le paléolitique Hachereau

Le hachereau (figure ci-dessus) est un grand éclat avec une partie tranchante en biseau.

Pour la culture de l'Acheuléen on peut également citer le coup de poing : sorte de masse de forme arrondie.
C'est le site de Saint Acheul qui a donné son nom à cette industrie lithique. On attribue à Homo ergaster l'invention du biface symétrique.

Technique de Levallois


Le paléolitique Debitage-nucleus
Après avoir débité le nucléus en de nombreux éclats, l'ouvrier va détacher d'un seul coup la lame qu'il souhaite obtenir.
Le paléolitique Extraction-lame
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Message  Admin Lun 5 Nov - 15:49

Galet aménagé

Le mot anglais chopper (littéralement : hachoir) est parfois employé en français pour désigner certains des plus anciens objets de pierre taillée préhistoriques, datant du Paléolithique inférieur.

Ce terme a toutefois une forte connotation fonctionnelle et il est difficile de déterminer si les choppers étaient tous eux-mêmes des outils ou si les outils étaient les éclats qui en étaient détachés : en effet, il pourrait s'agir dans de nombreux cas de nucléus, de blocs constituant des sous-produits du débitage d'éclats.

La tendance actuelle consiste à substituer au mot « chopper » les expressions « galets aménagés » ou, encore plus neutre, « galets taillés ».

Le paléolitique 200px-Canto_tallado_del_Trabancos
galet taillé unifacial, Acheuléen du Bassin du Duero, Espagne

Description et usage
Selon la définition typologique classique, un chopper est un galet taillé assez peu modifié, présentant des enlèvements sur une seule face. Si des enlèvements sont détachés sur deux faces d'un même tranchant, on parle alors de chopping-tool. Cette distinction est purement typologique, et n'a aucune implication chronologique ou fonctionnelle. En outre, elle n'est pas universelle et, curieusement, quasiment limitée aux chercheurs francophones.

Ces différents galets taillés étaient obtenus par une série de percussions réalisées avec d'autres pierres. Ils impliquent la maîtrise d'un certain nombre de paramètres tels que l'angle de frappe ou le choix de la matière première. Généralement, les outils ont été découverts près d'un cours d'eau ou des galets étaient présents, offrant ainsi la matière première.

L'usage traditionnellement évoqué pour ces objets est la réalisation de travaux violents tels que le cassage d'os. Il faut toutefois insister sur le fait qu'aucune étude tracéologique n'a permis de conforter cette hypothèse et que, comme évoqué plus haut, les galets taillés n'étaient peut-être pas tous des outils.

Le paléolitique 200px-Chopping_tool
galet taillé bifacial, province de Valladolid, Espagne

Origine et découverte
Il est probable qu'Homo Habilis et Homo rudolfensis fabriquaient des choppers et certains scientifiques envisagent que les Paranthropes pouvaient faire de même. L'utilisation de ces objets remonterait donc à 2,3 ou 2,6 millions d'années avant le présent.

Les industries lithiques comportant de nombreux galets taillés (et dépourvues de formes plus récentes telles que les bifaces) sont regroupées sous la dénomination d'Oldowayen.

Des choppers ont été découverts dans plusieurs sites d'Afrique, comme :

* Gona Hadar et la Vallée de l'Omo (Éthiopie)
* Koobi Fora (Kenya)
* Oldoway (Tanzanie)
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