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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:39

Haut Empire romain

Octave reste le seul maitre de l'empire après sa victoire à Actium en -31. Il refuse le titre de roi. Selon un scénario bien préparé, il fait même mine d'abdiquer en -27. Le Sénat lui confère alors le titre d'Auguste, bienheureux. Tout en laissant le déroulement des anciennes magistratures et le Sénat, il concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au IIe siècle, la superficie de l'Empire romain est à son maximum, et compte entre 50 et 80 millions d'habitants. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerranéen.

Introduction 450px-Roman_Empire_Map
L'Empire romain à son apogée, vers l'an 120

D'Auguste à la fin des Antonins


A la mort d'Auguste, c'est Tibère (14-37), fils d'un premier mariage de Livie, l'épouse de l'empereur qui règne sur Rome. Jusqu'en 68, date du suicide de Néron (54-68.), tous les empereurs, Caligula (37-41), Claude Ier (41-54) appartiennent à la dynastie des Julio-Claudiens. A la mort de Néron, l'empire connait une première crise. Des généraux, Galba, Othon et Vitellius sont tour à tour nommés empereurs par leurs troupes puis assassinés en 69. C'est finalement le chef de l'Armée d'Orient, Vespasien ( 70-79), un italien, qui devient empereur donnant ainsi naissance à la dynastie des Flaviens. Ses deux fils, Titus (79-81) et Domitien (81-96) lui succèdent à tour de rôle. Ce dernier est assassiné en 96 par une conspiration de palais. Le sénat avait déjà prévu un remplaçant en la personne de Nerva (96-98.) qui donne naissance à la dynastie des Antonins. Il adopte son successeur Trajan (98-117), un romain d'Hispanie. Cinq empereurs remarquables sur six choisissent, de leur vivant leur successeur car ils n'ont pas de fils, toutefois le choix se porte toujours sur de proches parents. Les règnes de Trajan et de son successeur Hadrien (117-138.) correspondent à l'apogée de l'Empire romain. Trajan , tout en s'attachant à favoriser l'agriculture et à développer l'administration, fait la conquête de la Dacie, de l'Empire parthe et annexe l'Arabie. La conquête de la Parthie ne lui survit pas. L'empereur Hadrien s'attache à mener une politique plus défensive. Sous son règne, dans plusieurs régions frontières, en Afrique et en Bretagne notamment, des fortifications importantes se développent, souvent appelées limes. Par ailleurs Hadrien s'attèle à améliorer le fonctionnement de l'empire. Dans la continuité d'un effort commencé par d'autres empereurs, il s'attache à favoriser l'intégration des provinciaux, notamment par la création de colonies honoraires : alors que le terme colonie désignait le plus souvent l'installation de colons romains, il est désormais un titre honorifique concédé à une cité et qui donne la citoyenneté romaine à tous ses habitants. Sous le règne d'Antonin le Pieux (138-161), est introduite, dans le droit, une nouvelle distinction, entre honestiores et humiliores, qui oppose les plus riches aux pauvres, ces derniers étant plus durement sanctionnés pour une même faute[1]. Marc-Aurèle (161-180) est connu pour être un empereur-philosophe stoïcien. Il passe 15 ans sur le front du Danube à lutter contre les barbares. L'empire entre en effet dans une période bien moins propice : ses voisins aux frontières semblent plus puissants, l'empire doit faire face à des difficultés agraires, des famines, à l'épidémie de la peste antonine. Marc Aurèle choisit son fils, Commode (180-192) comme successeur. L'assassinat de celui-ci met fin à la dynastie des Antonins.

Entre le règne d'Auguste et celui de Commode l'empire s'est profondément transformé, surtout en Occident. Les provinces se sont considérablement romanisées : de nombreux provinciaux ont reçu la citoyenneté romaine, le mode de vie romain et ses signes distinctifs se sont diffusés : l'usage du latin, l'urbanisme romain, les thermes autant de traits culturels partagé, surtout par les aristocraties locales au départ, de l'Afrique à la Calédonie. Cette intégration progressive des provinciaux a changé la composition de la couche dirigeante de l'empire : dans la décennie 160 seuls la moitié des sénateurs sont encore originaires d'Italie, les autres viennent d'Orient, de Gaule, d'Hispanie, d'Afrique… Mais ces grandes familles sénatoriales, et cela vaut aussi pour le sommet de l'ordre équestre, sont pleinement romaine quelle que soit leur origine, de multiples mariages et alliance relativisant très vite ces origines. Pour ses dirigeants, l'empire est devenu un patrimoine commun que l'on administre au nom de l'empereur, et si l'attachement à sa patrie d'origine est toujours respecté, signe de la vivacité de l'idéal de la cité, c'est la romanité qui fonde un espace politique commun. Pour les populations plus modeste le changement est lui aussi très profond, même s'il est plus difficile à apercevoir : l'usage du latin s'est répandu jusque dans les populations les plus humbles, même si les langues locales persistent souvent, et le mode de vie à la romaine a aussi été considérablement adopté. Avec la stabilisation des frontières, l'armée romaine s'est organisée autour de grands camps et de grandes régions frontières où le recrutement des soldats s'est progressivement régionalisé, sans perdre pour autant en qualité.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:41

Le pouvoir impérial

Les empereurs portent le titre d' imperator, chef suprème des armées. Pendant toute la durée de l'Empire romain, la victoire est un puissant facteur d'affermissement du pouvoir. L'empereur vaincu se voit facilement contester le pouvoir par un autre général ambitieux. Tous les empereurs prennent l'habitude de se faire élire consul pour montrer la continuité entre les institutions républicaines et le principat. Cela leur confère aussi l'imperium, le pouvoir de contraindre et d'être obéi de tous. Ils ont aussi l' imperium proconsulaire ce qui leur donne le pouvoir de gouverner toutes les provinces. En tant que détenteur de la puissance tribunitienne, ils possèdent l' intercessio, c'est-à-dire le droit de s'opposer à n'importe quelle décision des magistrats de l'empire. Comme Jules César, ils portent le titre de grand pontife qui fait d'eux les chefs de la religion romaine. Ils recevoivent un serment de fidélité personnelle de tous les habitants de l'Empire.

Les règles de succession impériales sont mal définies. Parfois, les empereurs adoptent la personne destinée à leur succéder. Parfois, la succession est héréditaire. En cas de crise, un général porté en triomphe par ses soldats peut par les armes accéder au pouvoir suprême. La garde prétorienne chargé de veiller à la sécurité des empereurs joue un rôle grandissant dans les complots et les assassinats qui jalonnent la période impériale.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:42

Culte impérial

La fonction de grand pontife procure aux empereurs un caractère sacré. De plus dans les croyances populaires, Scipion l'Africain, Marius et Sylla avaient un caractère divin. César a développé autour de lui une légende de divinité prétendant descendre de Vénus et d'Enée. L'empereur Auguste met en place le culte impérial. Il fait diviniser César et ainsi, en tant que son héritier, il s'élève ainsi au-dessus de l'humanité. Il se dit fils d'Apollon. Il associe aussi toute la communauté au culte du génie familiale devenant ainsi le père de tous, d'où son titre de père de la patrie. Auguste refuse d'être divinisé de son vivant. Il laisse cependant se construire des autels des temples qui lui sont consacré surtout dans l'Orient habitué à considérer ses souverains comme des dieux vivants, à condition que son nom soit associé à celui de Rome divinisé. Le mouvement se poursuit après sa mort. Tous les empereurs se place sous l'auspice d'un dieu. Peu à peu, ils sont assimilés à des dieux vivants dans tout l'Empire. après la mort ils reçoivent l'apothéose.

Le culte impérial est aussi une manière d'habituer les habitants de l'Empire, si dissemblables par la culture et les croyances à respecter le pouvoir de Rome à travers un empereur divinisé. Dans tout l'Empire, on restaure ou on construit des temples consacrés au culte impérial. Des cérémonies sont organisées en l'honneur de l'empereur. C'est l'occasion pour la communauté de se retrouver dans des processions devant de sacrifices, des banquets et toutes sortes de spectacles.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:44

Le culte impérial est une manière d'habituer les habitants de l'Empire, si dissemblables par la culture et les croyances à respecter le pouvoir de Rome à travers un empereur divinisé. Des cérémonies sont organisées en l'honneur de l'empereur. C'est l'occasion pour la communauté de se retrouver dans des processions devant de sacrifices, des banquets et toutes sortes de spectacles.

Auguste et la mise en place du culte impérial

La fonction de grand pontife procure aux empereurs un caractère sacré. De plus dans les croyances populaires, Scipion l'Africain, Marius et Sylla avaient un caractère divin. César a développé autour de lui une légende de divinité prétendant descendre de Vénus et d'Enée. Dès le début de l'Empire, Auguste (-27-+14) met en place le culte impérial. Il fait diviniser César et ainsi, en tant que son héritier, il s'élève ainsi au-dessus de l'humanité. Il se dit fils d'Apollon. Il associe aussi toute la communauté au culte des ses ancêtres devenant ainsi le père de tous, d'où son titre de père de la patrie. Auguste refuse d'être divinisé de son vivant. Il laisse cependant se construire des autels des temples qui lui sont consacré surtout dans l'Orient habitué à considérer ses souverains comme des dieux vivants, à condition que son nom soit associé à celui de Rome divinisé. A Rome, en Italie et dans les camps militaires, on rend hommage à son Genius et à son nom, le numen. Le culte impérial se pratique ici dans des formes proprement romaines. Le mouvement se poursuit après sa mort. Tibère (14-37), son successeur, développe le culte d'Auguste qui a été divinisé officiellement en recevant l'apothéose. Il crée une nouvelle classe de prêtres, les sodales augustales pour rendre les honneurs divins à Auguste et à la famille des Jules. Ce corps était composé de vingt et un membres choisis dans les principales familles de Rome[1]. Le sénat joue un rôle important dans la divinisation des empereurs. C'est en effet lui qui décide si le défunt est bon et digne de l’apothéose. A partir de Caligula (37-41), tous les empereurs se placent sous les auspices d'un dieu. Caligula, Néron (54-68.), Domitien (81-96) sont des empereurs particuliérement mystiques. Très influencés par les courants messianiques venus d'Orient, ils tentent de leur vivant de se faire reconnaître comme des divinités. Après la mort ils reçoivent l'apothéose. Comme Auguste, ils ont leur clergé spécialisé. Les sodales augustales deviennent les Augustales Claudiales. A la mort de Vespasien (69-79) sont créées les sodales Flaviales, qui deviennent Flaviales Titiales après la mort de Titus (79-81).
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:45

Les évolutions du culte impérial au second siècle

Les Antonins font progresser la religion impériale pour des raisons essentiellement politiques. Pline souligne que comme Jupiter, l'empereur Trajan (98-117) porte les noms d'optimus et maximus. Dion de Pruse, un célèbre orateur développe l'idée que Zeus ne s'occupe que du ciel et que son délégué sur la terre est l'empereur. Hadrien (117-138.) est assimilé en pays grec à Zeus Olympios. La tendance à la divinisation des empereurs de leur vivant s'affirme donc. Leur caractère extraordinaire est accentué par l'habitude des Antonins de diviniser après leur mort les membres de leur famille. Trajan, fils adoptif de Nerva (96-98.), fait diviniser son père naturel après sa mort. Antonin (138-161) fait de même après la mort de son épouse Faustine. Le culte officiel s'organise. A Rome, une statue des empereurs divinisés par le Sénat est placée dans le temple des divi. Un corps de prêtres leur est dévolue, les sodales Hadrianales, après Hadrien et les sodales Antoniniani, après Antonin . C'est le dernier collège de ce genre créé; il est ensuite chargé du culte de tous les empereurs après Antonin. On ajoute donc un nouveau nom aux sodales Antoniniani à chaque nouveau Divus, d'où les noms de sodales Antoniniani Veriani, sodales Mariani Antoniniani, sodales Aureliani Antoniniani... qui se rencontrent dans les inscriptions[3]. Au niveau des provinces, le culte impérial est à la charge du concilium provincae, un conseil où chaque cité de la province envoie des représentants[4]. Il peut être aussi organisé dans certaines subdivisions de provinces. Dans les municipes, un flamine d'Auguste est choisi parmi les décurions. Des collèges d'hommes de condition plus humble, sujets de l'Empire ou affranchis (les seviri augustales) sont aussi associés au culte impérial. Il n'est pas rare de voir des particuliers rendre hommage à l'empereur dans leurs foyers.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:46

le culte impérial aux IIIe et IVe siècles

Au IIIe siècle, l'idéologie impériale évolue. Les empereurs jouent, pour les habitants de l'Empire, le rôle d’intermédiaire entre entre les hommes et les dieux. Dans l'idéologie officielle, il est le seul qui peut assurer la prospérité et la tranquillité de l’empire. Les marques de dévotion des sujets sont très fortes: dédicaces épigraphiques et monumentales, prosternation devant sa personne ou sa statue, jeux périodiques en son honneur[5]... En Afrique proconsulaire, la dynastie des Sévères, originaire de cette province est particulièrement adorée. Mais vers le milieu de IIIe siècle, les marques de dévotion vis-à-vis de la religion impériale semblent baissées. L'empire est dans cette période touché par des périodes de guerre atroce et de récession économique. Plus inquiets de leur situation et n’ayant plus confiance à la divinisation de la personne impériale, les Africains se mettent à pratiquer ouvertement d'autre religion et plus particulièrement le Christianisme. Or les chrétiens et les juifs par exemple sont réfractèrent aux cérémonies officielles en l'honneur de Rome ou du Genius de l'Empereur qui exigeaient de sacrifier. Le pouvoir y voit une marque de rébellion et ceux qui refusent d'y participer sont assimilés à des traitres. Même si de nombreux chrétiens assistèrent d'ailleurs à ces cérémonies, l'humain moyen n'ayant la force du martyr, ce qui engendra de sérieux débats entre évêques (voir par exemple le donatisme), les empereurs, principalement Dèce (249-251) et Valérien (253-260), martyrisera les opposants à ces cérémonies.

Dans le troisième quart du IIIe siècle, Aurélien (270-275) rénove l'idéologie impériale pour la mettre au service d'un pouvoir absolu de droit divin. Il pense que son pouvoir ne vient pas de ses victoires ou de ses soldats mais de Dieu. C'est le premier empereur à professer une croyance monothéiste, quoique non-chrétien. Il organise à Rome le culte du soleil, Sol Invictus[6]. Sur ses monnaies, on peut trouver l'inscription deus et dominus natus.On peut donc voir que le culte impérial a évolué progressivement pour transformer l'empereur en dieu vivant. Ceci a aussi pour but de donner à l'empereur une autre légitimité que celle des victoires militaires.

Constantin (306-337) se présente comme chrétien après 324. Mais il reste grand pontife et continue à favoriser le culte impérial alors que le christianisme est religion d'état. Le cérémonial romain du IVe siècle continue à exiger de s’agenouiller aux pieds de son souverain. Le culte impérial semble toujours indispensable pour exprimer la loyauté des habitants de l’Empire et leur unité autour de l’empereur.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:49

Empire romain

L'Empire romain correspond à une phase de la civilisation de la Rome antique caractérisée par une forme de gouvernement autocratique. Il succède à la République romaine vieille de 500 ans (509 av. J.-C. – 27 av. J.-C.) affaiblie par le conflit entre Marius et Sylla ainsi que par la guerre civile opposant Jules César à Pompée et Marcus Brutus[1]. Plusieurs dates sont proposées pour marquer la transition de la République à l'Empire : soit à la nomination de César au titre de dictateur perpétuel en 44 av. J.-C., soit à la victoire d'Octave à la bataille d'Actium le 2 septembre 31 av. J.-C., ou encore lorsque le Sénat gratifie Octave du titre d'Auguste le 16 janvier 27 av. J.-C.[2].

Le terme Latin Imperium Romanum, où le mot « Imperium » indique un territoire, correspond à la part du monde sous domination romaine. Depuis le temps d'Auguste jusqu'à la chute de l'Empire romain d'Occident, Rome domine tout le pourtour de la mer Méditerranée et la partie occidentale de l'Europe. L'expansion romaine commence bien avant l'institution de l'Empire et atteint son zénith sous l'empereur Trajan avec la conquête de la Dacie en l'an 106. À l'apogée territorial, l'Empire contrôle approximativement 5 900 000 km² de surface terrestre et compte 88 millions d'habitants. L'influence de Rome dans la culture, les lois, la technologie, les gouvernements, les arts, le langage ou la religion sur les civilisations qui lui succédèrent perdure de nos jours.

La fin de l'Empire romain est traditionnellement datée le 4 septembre 476, lorsque le dernier empereur de l'Empire romain d'Occident, Romulus Augustule est déposé par Odoacre et que ses insignes sont envoyés à Byzance, marquant la fin de la lignée impériale. Cependant, Dioclétien, qui se retire en 305 ap. J.-C. est le dernier empereur d'un empire indivisé dont la capitale est Rome. Après la division de l'empire par Dioclétien, chaque ensemble continue de s'appeler l'« Empire romain ». La partie occidentale décline et disparaît durant le 5e et le 6e siècles. L'Empire romain d'Orient, qui adoptera le grec comme langue officielle, et qui sera ultérieurement plus connu sous le nom d'Empire byzantin, préserve les traditions légales et culturelles grecques ainsi que des éléments helléniques et chrétiens orthodoxes durant un millénaire supplémentaire, jusqu'à la défaite contre l'Empire ottoman en 1453, à la chute de Constantinople.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:50

L'Empire comme régime

Ce régime a été fondé par Octave après les guerres civiles de la fin de la République romaine. On le date habituellement de 27 avant J.-C., quand le Sénat décerna à Octave le titre d'Auguste et lui remit les pleins pouvoirs. Mais cet événement ne faisait qu'officialiser une situation qui durait au moins depuis -31, après la bataille d'Actium au cours de laquelle Octave avait battu les forces de Marc-Antoine et de Cléopâtre. De plus, depuis la dictature de Jules César, Rome était déjà habituée à vivre dans un régime s'apparentant à la monarchie.

Mais, officiellement, il n'y a jamais eu de proclamation de l'Empire et Rome est restée très longtemps (au moins sous le Principat) une République. Il était entendu que cette république remettait volontairement le pouvoir entre les mains d'un seul homme, jugé seul capable d'assurer sa survie. Auguste et ses successeurs jusqu'à Domitien n'eurent que le titre de princeps, « prince », qui était porté sous la République par le sénateur qui avait le droit de parler le premier lors des réunions (il était censé être inspiré par les dieux et, pour cela, particulièrement écouté).

Les historiens distinguent pour le début de l'empire quatre familles d'empereurs : les Julio-Claudiens, les Flaviens, les Antonins et les Sévères. De plus, il est de tradition de distinguer les bons et les mauvais empereurs qui abusèrent jusqu'à l'extrême du pouvoir du princeps. Ainsi, Caligula, Néron, Domitien, Commode ont une très mauvaise renommée. L'empereur Septime Sévère a réussi à maintenir la paix autour du limes et a renforcé le pouvoir de l'empereur. Pour cette raison, la tradition historienne distingue deux périodes dans l'histoire de l'Empire jusqu'à la fin du IIIe siècle : le Principat et le Dominat, ce dernier étant considéré comme portant davantage les traits d'une monarchie absolue.

À l'imitation d'Auguste, qui avait repris le nom de son père adoptif, les empereurs ont ajouté le nom de « César » au leur, ce qui en a fait un titre, d'où viennent ceux de Kaiser en allemand et de Tsar dans les langues slaves. Très régulièrement, l'empereur recevait de manière quasi automatique certains titres honorifiques, en particulier celui d'imperator (qui a donné le français « empereur »), antérieurement décerné par les soldats à leur général quand celui-ci avait remporté une brillante victoire.

L'Empire romain se divise en deux périodes : le Haut Empire et le Bas Empire. Ce dernier concerne le IIIe siècle, le IVe siècle et le Ve siècle, en Occident.
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Message  Admin le Lun 5 Nov - 23:51

La thèse selon laquelle la domination de Rome s'étendait désormais sur un territoire trop vaste et trop complexe pour sa gestion par les structures de la République, entraînant la naissance du Principat est largement dépassée. Les raisons de l'arrivée d’un modèle de gouvernement central sur des bases toujours plus nettement personnelles doivent être recherchées dans le déclin du gouvernement sénatorial de la République romaine, dont le premier acte doit être rattaché à la figure emblématique de Scipion Émilien. La diffusion d'un sens de l'individualisme toujours plus marqué à Rome est certainement reflétée par la diffusion d'effigies monétaires figurant non plus seulement les ancêtres les plus représentatifs des magistrats en exercice, mais souvent ces magistrats eux-mêmes. Ce processus se manifesta en concomitance avec la pénétration des valeurs de la civilisation hellénique, sans aucun doute favorisée par la conquête romaine des cités helléniques du littoral de la Grande Grèce et de la Sicile, et renforcée par la conquête romaine de la Macédoine, de la Grèce moderne et d’une grande partie du monde hellénique, à l’exception de l’Égypte dominée par la dynastie Lagide, soumise de toute façon à un protectorat toujours plus pressant.

Le recours toujours plus assidu au mandat dictatorial commencé avec Caius Marius dénature la portée constitutionnelle de la magistrature dictatoriale, prévue par l'organisation républicaine, jusqu'à la dictature de Sylla, entendue comme mandat pour restaurer l'État romain au sens conservateur-oligarchique (en faveur des optimates), mais n'aboutit pas à la restauration de la monarchie du fait de la volonté personnelle de Sylla. La dictature de César (46 av. J.-C.-44 av. J.-C.) reprend complètement le modèle de Sylla, bien qu'issue du camp politique opposé (celui des populares, les oligarques plus enclins à user de démagogie envers le petit peuple, le vulgus, pour assumer le pouvoir) et formalisa le refus d'une issue monarchique naturelle en alléguant le refus culturel des Romains d'une institution monarchique officielle.

L'accession au pouvoir d'Octave (44-30), par sa participation au second triumvirat, institution ouvertement subversive, se formalisa en 27 av. J.-C. dans la renonciation aux pouvoirs dictatoriaux, désormais très étendus, en échange de la reconnaissance par le Sénat que l' « État romain » avait besoin d'un guide et d'une inspiration politique de gouvernement ; en prenant le titre d'« Auguste », Octave inaugure une institution constitutionnelle particulière connue sous le nom de « Principat » (parfois appelée, à tort, « Empire » du fait de l'existence effective d'empereurs, en oubliant que la charge d'imperator était déjà un titre républicain, décerné aux généraux victorieux, et que la création d'une administration décentralisée par le biais de la création des provinciae remonte à 237 av. J.-C., avec le cas sicilien).

Au cours du premier siècle, l'accroissement territorial de l’Empire se poursuivit, sous les dynasties des Julio-Claudiens, et des Flaviens. Sous Trajan l'Empire atteint son extension maximum avec la conquête de la Dacie et de nouveaux territoires en Orient. Sous la dynastie des Antonins on assiste à une période de paix et de prospérité, bien que vers la fin la nécessité de défendre les frontières de l’Empire contre la pression des ennemis extérieurs commence à se faire plus pressante.

La crise du Principat, déjà amorcée à la mort de Marc Aurèle, se concrétise dans l'arrivée au pouvoir de Septime Sévère (193-211) et dans la réforme de l’institution du Principat, désormais étrangère aux dynamiques des milieux sénatoriaux et dominée par celles de l’armée. La monarchie militaire sévérienne (193-235), bien qu'elle recherche quelquefois la légitimation sénatoriale, annonce l'avènement du Dominato (285-641), après la phase très dynamique de l’anarchie militaire (235-285).
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:02

Introduction Roman_Republic_Empire_map
L'acmé de Rome antique se déduit de cette carte animée, à tout le moins du point de vue territorial.


Introduction Carre_rouge : République romaine.
Introduction Carre_violet : Empire romain.
Introduction Carre_bleu : Empire romain d'Occident.
Introduction Carre_vert : Empire romain d'Orient.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:04

Crise du troisième siècle

Après la dynastie des Sévères, au cours du IIIe siècle, ce sont les légions qui proclament les empereurs, qui souvent règnent seulement pendant de brèves périodes et sont durablement engagés dans des campagnes militaires. La crise économique est aussi une crise idéologique et le Christianisme se répand, en partie combattu et en partie toléré.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:06

Principat

Le principat est la forme de gouvernement en vigueur dans l'Empire romain de -27 à 285 environ.
Il fut mis en place par Auguste, sous couvert de restaurer la République et de maintenir les institutions existantes. Sous le principat il y a donc toujours un sénat, des consuls, des préteurs et des édiles (lesquels disparaîtront cependant vers le règne de Alexandre Sévère). Si les apparences de la République sont maintenues, le pouvoir passe entre les mains de l'empereur.

La seule existence légale de ce dernier est son titre : il est princeps senatus, c'est-à-dire « premier (prince) du Sénat ». Dans les faits le Princeps était le premier sénateur, auparavant nommé par les censeurs, à parler au Sénat. C'est pourquoi on peut appeler l'empereur « Prince », mais c'est aussi pourquoi cette période est appelée principat.

Au-delà de ce titre très républicain, Auguste se fit décerner d'autres pouvoirs, détachés de leur fonction antérieure. Il se fit ainsi décerner un imperium dit maius, c'est-à-dire la possibilité de commander à tous dans et hors des limites de l'Urbs, de commander aux armées, et enfin aux provinces. C'est en vertu de cela que le Prince nomme ses représentants dans les provinces que le Sénat lui a « octroyées », lesquels représentants sont appelés legati augusti (« légat d'Auguste »). Fut aussi attribué à l'empereur la tribunicia potestas, ou « puissance tribunicienne ». Dans les faits, cela ne lui donnait aucun pouvoir particulier, hormis l'interdiction (du fait du caractère sacré du tribunat de la plèbe) de porter atteinte à sa personne, et un rapprochement évident de l'empereur avec le peuple — cette puissance faisant de son détenteur le représentant du peuple. Renouvelée chaque année, elle sert d'ordinaire à dater les règnes des empereurs, jusqu'à très tardivement. L'empereur détient enfin la fonction de Pontifex maximus, c'est-à-dire « Grand pontife » — il est ainsi le chef de la religion civique romaine.

Certains empereurs se feront attribuer périodiquement la censoria potestas (« puissance censoriale ») afin de modifier la composition du sénat. Domitien sera nommé « Censeur perpétuel », et on prendra l'habitude de considérer que l'empereur détient de facto cette puissance censoriale.

L'autre titre, avec celui de Princeps est celui d'Augustus. Sa connotation est nettement religieuse, et correspond plus à un surnom qu'à un titre. Auguste avait refusé la dictature revêtue à vie par son grand-oncle Jules César.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:07

Les autres magistratures durant le principat

Les Consuls

Sous l'Empire chaque année deux Consuls sont toujours élus suivant les règles. La dignité de Consul reste longtemps très prisée. On élit donc chaque année deux Consuls, dits "éponymes" ou "ordinaire" car ils donnent leurs noms à l'année (et cela jusqu'à la fin de l'Empire). Lesquels démissionnent quelques temps après et sont remplacés par des consuls dits "suffects". Sous Commode on comptera ainsi près de vingt-cinq consuls élus en 190[réf. nécessaire].

L'élection est faite par le Sénat, mais bien sûr les Sénateurs élisent les candidats que l'empereur recommande. Parfois l'empereur lui-même éprouve le besoin d'être consul, auquel cas il n'a aucun problème pour y accéder.

Sous le principat le consulat est toujours le sommet du cursus honorum. Dénués de pouvoirs militaires, les consuls conservent leurs prérogatives religieuses et judiciaires en ce qui concerne les patriciens et l'ordre équestre.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:08

Les Préteurs

À partir des années 100 il y a dix-huit Préteurs. Ils continuent comme sous la République à présider les procès.

Les Édiles

Sous le principat on peut être soit Édile soit Tribun de la plèbe après être passé par la questure. Les pouvoirs de l'édilité lui sont cependant peu à peu retirés pour être donnés aux différents fonctionnaires de la ville, comme le Préfet de la Ville, le Préfet des Vigiles, etc., nommés exclusivement par l'empereur. Sous Alexandre Sévère l'édilité disparaîtra définitivement.

Les Questeurs

La questure reste la première magistrature du cursus honorum. Elle ouvre ainsi l'accès au Sénat.

Ils sont vingt depuis Auguste. Jusqu'à Claude ils devaient s'occuper du pavage des rues de Rome, tâche remplacée par l'organisation de jeux de gladiateurs. Sévère Alexandre supprimera à son tour cette corvée qui limitait l'accès à la questure aux plus riches.

À partir de l'empereur Claude les Questeurs ont des rôles différents :

* Quaestores augusti : deux Questeurs de l'empereur ; chargés de remplacer le Prince au Sénat quand celui-ci est absent
* Quaestores urbani : deux Questeurs urbains au service du Préfet de la Ville — de 44 à 56 ils sont à nouveau responsables de l'aerarium Saturni, le "trésor de Saturne", c'est-à-dire la caisse de l'état romain qui toutefois n'est plus sous l'Empire que la caisse de la ville de Rome
* Quaestores consuli : quatre Questeurs consulaires, attachés par deux aux services des Consuls
* Quaestores pro praetore : un par province ; ils gèrent la collecte des impôts dans les provinces sénatoriales où ils se rendent en juillet en même temps que les proconsuls gouvernant ces provinces.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:12

Auguste

Auguste (Latin : CAIUS•OCTAVIUS•THVRINUS à sa naissance, IMPERATOR•CAESAR•DIVI•FILIVS•AUGUSTUS à sa mort), d'abord appelé Octave puis Octavien, né le 23 septembre 63 av. J.-C. et mort le 19 août 14 ap. J.-C. est le premier empereur romain.

Petit-neveu et fils adoptif de Jules César, il arriva au pouvoir dans les horreurs des proscriptions et des guerres civiles qui suivirent l'assassinat de ce dernier puis l'élimination de ses propres rivaux. Il parvint à laisser à la postérité l'image du restaurateur de la paix, de la prospérité et des traditions. Par son ami et conseiller Mécène, son règne fut caractérisé par une floraison remarquable des arts et des lettres, valant au "siècle d'Auguste" de rester une référence culturelle mythique.

Pour ce qui est de son apparence, on peut se référer à Suétone et à son ouvrage Vies des douze césars: "Auguste était d'une rare beauté, qui garda son charme tout le long de sa vie (...) Ses yeux étaient vifs et brillants; il voulait même faire croire qu'il y avait dans son regard une autorité divine et, comme il le fixait sur quelqu'un, il aimait à lui voir baisser la tête, comme ébloui par le soleil."

Introduction 250px-NAMA_Auguste
Statue équestre (fragmentaire) d'Octavien Auguste, Musée national archéologique d'Athènes.

À la conquête du pouvoir

Auguste est né à Rome (le 23 Septembre -63) sur le mont Palatin, sous le nom de Caius Octavius, le même nom que son père Gaius Octavius. On lui donna dans son enfance le surnom de Thurinus[1]. Celui-ci appartenait à une famille de l'ordre équestre importante mais peu connue ; il fut gouverneur de la province de Macédoine jusqu'à sa mort en 59 av. J.-C. Sa mère, Atia, est la nièce du grand général romain, César.

En 46 av. J.-C., celui-ci, sans descendance légitime, adopte son petit-neveu par testament. Selon l'usage romain en cas d'adoption, Octave est désormais appelé Caius Julius Cæsar Octavianus (Octavien).

Après l'assassinat de son père adoptif le 15 mars - 44, il vient à Rome réclamer l'héritage de ce dernier. Cicéron lui apporte son soutien contre l'ancien lieutenant de César, Marc Antoine. Ayant levé une armée, Octave bat d'abord Antoine à Modène. Mais en dépit de l'avis de Cicéron, prêt à assumer le consulat avec Octave comme collègue, le Sénat refusa au jeune homme l'accès à la haute magistrature, au motif de son âge. Frustré dans ses ambitions, Octave change de camp, et conclut un accord pour le partage du pouvoir avec Marc Antoine et Lépide au sein du second triumvirat.

Les Triumvirs s'emparent alors de Rome et décrètent la proscription de tous leurs adversaires, dont Cicéron, mis à mort par les sbires d'Antoine. Plusieurs centaines de chevaliers et de sénateurs périssent, notamment ceux qui ont eu part de près ou de loin à l'opposition à César et au meurtre de ce dernier. Selon Suétone, Octave fit à plusieurs reprises preuve de cruauté personnelle lors de ces proscriptions.

En - 42, à la bataille de Philippes en Grèce, Octave et Antoine écrasent Brutus et Cassius, âmes de la conjuration anticésarienne de - 44.

Les Triumvirs se partagent ensuite le monde romain : Antoine reçoit l'Orient, Octave l'Occident, Lépide l'Afrique.

En - 38, afin de livrer la guerre à l'Égypte, il reçoit le titre d'imperator, c'est-à-dire de chef militaire de toutes les armées. Il le gardera ensuite toute sa vie.

Après avoir vaincu Marc Antoine à la bataille navale d'Actium en 31 av. J.-C., il devient seul détenteur du pouvoir. En 28 av. J.-C., le sénat lui confère le titre de Princeps Senatus, "le premier du sénat", ce qui signifie qu'il est le premier à prendre la parole devant l'assemblée, et l'année suivante, il lui donne même le titre d'Augustus, qui signifie "sacré". Nous sommes en 27 av. J.-C. et Octavien devient alors le premier empereur romain.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:14

Octavien devient Auguste

Ce titre est assez particulier. Conformément à la tradition romaine, il s'agit d'un surnom qu'on rajouta aux prénoms d'Auguste, tout comme on ajoutait au nom d'un général vainqueur un surnom formé sur le nom du peuple vaincu. Il était décerné au général si le territoire de Rome avait été accru par la victoire. Le terme Augustus est à forte connotation religieuse. Avant d'être décerné à Octave, il n'était employé comme adjectif qu'à l'égard d'un dieu. Il signifie élevé, consacré. Par ce titre, on considère donc qu'Octave est celui qui augmente perpétuellement l’ager publicus.

Instauration du Principat

Introduction 180px-002_Augustus
CAESAR AVGVSTVS DIVI F PATER PATRIAE

Le 13 janvier -27, au terme d’un long discours au Sénat, Octave se voit attribuer le pouvoir proconsulaire pour dix ans. L’empire est divisé en provinces Sénatoriales (pacifiées) et Impériales (où se trouvent les forces armées). Le 16 janvier, il reçoit le titre sacré d'Auguste sur l’initiative du sénateur Munatius Plancus. Par ce règlement constitutionnel, le régime personnel, régime d’exception jusque-là, entre dans sa période organique. Octave, reconnu comme Princeps, ce qui signifie le premier des citoyens, devient le chef officiel de l’État romain. Il prend le contrôle absolu de l’armée, dont il assure le financement et est protégé en permanence par la garde prétorienne, stationnée dans l’Urbs (jusqu’alors aucune troupe n’avait résidé à Rome). Par définition, le régime comporte un partage d’attribution entre le nouveau pouvoir —le Princeps— et les pouvoirs traditionnels —comices, magistratures et Sénat—. En fait, politique extérieure et armée mise à part, le Sénat conserve ou reçoit d’importantes prérogatives dans les domaines de l’administration civile (Rome, Italie, provinces), des finances, de la justice et de la monnaie. Auguste entend qu’il soit, en face de l’armée, le seul élément civil qui compte dans l’État. Il contrôle l’élection des magistrats par un système de recommandation officielle, la commendatio. La destinatio permet également l’intervention d’un organisme spécial de chevaliers et de sénateurs répartis en dix ou quinze centuries pour la désignation des candidats (tabula hebana, inscription découverte à Magliano). Les comices ont perdu tout contrôle véritable. L’empereur fait entrer au Sénat romain des provinciaux (à l’époque de César, 45 familles patriciennes sont représentées ; on n’en trouve plus qu’une seule à la fin du Ier siècle). Pour les remplacer, il y a des Gallo-romains (ceux de Lyon et de Vienne, très tôt), puis des Espagnols, des Africains et même des Orientaux.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:17

Son règne

Auguste règne de 27 av. J.-C. à 14 ap. J.-C. Il meurt à 76 ans, et laisse son trône à Tibère qui est son fils adoptif de sa troisième femme (Livie).

Réforme de l'armée

Auguste réforme l’armée, qui devient définitivement une armée de métier. La charte militaire (condito militiae) lui donne son statut légal : service de 12 ans pour les prétoriens, de 16 ans pour les légionnaires (porté plus tard à 16 et 20 ans), solde, libéralités variées, dotation en argent ou en terre le jour de la libération, accompagnée de privilèges juridiques comme la collation de la cité romaine. Les effectifs sont fixés à 28 légions (25 après le désastre de Varus en 9) fortes de 5 500 fantassins et de 120 cavaliers, de corps auxiliaires de 500 ou 1 000 hommes (cavalerie, ailes, infanterie, cohortes), de la garnison de Rome et de l’Italie, formée des neuf cohortes prétoriennes (9 000 hommes au total), des trois cohortes urbaines (3 000 hommes), des sept cohortes des vigiles (police nocturne, incendies) et de la garde privée de l’empereur, formée de cavaliers espagnols, bataves ou germains. Soit 300 000 hommes auxquels viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents des alliés, rois vassaux ou Barbares. Auguste crée une marine de guerre, composée de deux flottes à Misène et à Ravenne qui protégent l’Italie, de deux autres flottes de moindre importance en Syrie et en Égypte, et de flottilles fluviales sur le Rhin et le Danube pour la protection des frontières.

Introduction Aug11_01
Auguste ceint de la couronne civique.

Réforme de l'administration

En -23, alors qu'il a reçu la puissance tribunitienne, c'est-à-dire le droit d'imposer ses décisions au sénat, Auguste crée un corps de fonctionnaires, nommés et appointés par lui : préfets, procurateurs, membres des grandes commissions exécutives. Les carrières sénatoriales (héritage de la République) et équestre (créée de toutes pièces) fournissent le personnel administratif nécessaire. Les provinces Impériales sont administrées selon le cas par des lieutenants-légats d’ordre sénatorial ou des préfets et des procurateurs d’ordre équestre. L’empereur possède un droit de regard sur les provinces sénatoriales qui se traduit par une intervention administrative, financière et judiciaire, sous la forme de l’appel.

Auguste procède à un redressement financier en aménageant les impôts existant et en améliorant l’administration fiscale. Il contrôle sévèrement la gestion des gouverneurs sénatoriaux et met fin au pillage méthodique des provinces pratiqué à l’époque républicaine. En Sicile et en Gaule, il substitue au système de la ferme la perception directe, et dans les cas où il maintient la ferme, il l’entoure de garanties (remplacement des puissantes compagnies financières par des fermiers d’importance sociale plus modeste et contrôle étroit exercé par des gouverneurs ou des procurateurs financiers). Auguste poursuit l’œuvre de César en matière de recensement et de cadastre, qui servent de base à la fixation de l’impôt. Il dédouble la caisse financière centrale, l’aerarium, qui subsiste pour le Sénat, avec les diverses corbeilles (Fisci) et la caisse de la fortune particulière (patrimonium) pour l’empereur.

Les juridictions républicaines traditionnelles—comices, magistratures, Sénat, tribunaux—sont remaniées. Les tribunaux civils et criminels sont réorganisés. Une juridiction impériale est créée, qui se manifeste sous trois formes : l’évocation à l’empereur, l’appel et la délégation de la juridiction aux fonctionnaires. En première instance, par la Cognito Caesaris, l’empereur, partout et toujours, au civil comme au criminel, peut évoquer une affaire à son tribunal. L’appel à l’empereur est généralisé dans tout le monde romain. Juge suprême de l’empire, l’empereur délègue ses pouvoirs judiciaires à ses fonctionnaires, tant permanents (préfets tels que Préfet des vigiles et commissions exécutives à Rome et en Italie, légats et gouverneurs dans les provinces impériales) qu’extraordinaires (commissaires spéciaux). La réorganisation judiciaire se complète, notamment à Rome, par la création d’une police.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:20

Introduction Empereur_Auguste_Portrait
Portrait de l'empereur Auguste

Travaux à Rome

Auguste se vanta, par une formule célèbre, d'avoir « trouvé une Rome de briques, et laissé une Rome de marbre. »

Sous le principat d'Auguste, Rome est divisée en 14 « régions ». Des travaux sont entrepris pour stabiliser les rives du Tibre. Afin de lutter contre les incendies, assez fréquents dans la capitale, un corps de vigiles est instauré. De nouveaux aqueducs sont construits.

Entre autres travaux publics, Auguste fit construire le forum d'Auguste. Il modifia l'aspect du vieux forum républicain dans un sens plus dynastique, en y reconstruisant la Curie (Curia Julia), en y apposant le miliaire d'or censé marquer le départ de toutes les routes principales de l'empire, et en y terminant la basilique Julia ou encore le temple du divin Jules à l'emplacement où avait été brûlé le corps de son père adoptif César, désormais divinisé.

L'empereur veille aussi à la bonne marche de la religion en construisant ou en rénovant environ 80 sanctuaires ; ainsi, le temple de Mars vengeur, le temple de Jupiter Tonnant au Capitole.

Une partie de sa propre maison au Palatin, qui avait été touchée par la foudre, fut transformée en temple d'Apollon, renforçant le caractère sacré de la demeure et de la personne du maître de Rome. Il ajouta au temple d'Apollon des portiques et une bibliothèque grecque et latine, et y fit transférer les Livres Sibyllins et un foyer dédié à Vesta. Auguste ne se fit jamais bâtir de palais, affectant un train de vie sobre dans cette maison très simple du Palatin, jadis celle habitée par l'orateur Quintus Hortensius Hortalus. Mais c'est bien de son règne que le Palatin devint la colline de l'empereur, ouvrant la voie aux constructions de plus en plus grandioses de ses successeurs, notamment Tibère, Caligula, Domitien et les Sévères.
Auguste fait également reconstruire la basilique Julia qui avait été incendiée. Elle est dédiée à ses fils adoptifs Lucius et Caius. En l'honneur de son épouse Livie, Auguste fit construire, entre 15 et 7 av. J.-C., à la limite du quartier populaire de Subure, le « portique de Livie », proche de l'Esquilin, au centre duquel se trouvait le petit temple de la Concordia Augusta.

En -13, alors qu'il revient d'Espagne et de Gaule après trois ans d'absence, pendant lesquels il a mené des opérations de pacification et organisé les provinces du sud de la Gaule, il fit construire à Rome, sur le Champ de Mars, un monument afin de célébrer la paix qui règne désormais sur les territoires romains : l'Ara Pacis, l'"Autel de la Paix". La dédicace, c’est-à-dire la cérémonie de consécration solennelle aux dieux qui marque le début du fonctionnement de l'édifice, n'aura lieu que plus tard, en 9 av. J.-C.. La date a son importance car c'est le jour de l'anniversaire de l'épouse d'Auguste, Livie : l'aspect dynastique s'en trouve nettement souligné.

Il fit encore exécuter d'autres travaux sous d'autres noms, sous ceux de ses petits-fils, de sa femme et de sa sœur : tels sont le portique et la basilique de Caïus et de Lucius, le portique de Livie et celui d'Octavie, le théâtre de Marcellus.

Ce fut d'après ses exhortations que Marcus Philippus érigea le temple de l'Hercule des Muses ; L. Cornificius, celui de Diane ; Asinius Pollion, le vestibule de la Liberté ; Lucius Munatius Plancus, le temple de Saturne; Cornelius Balbus, un théâtre ; Statilius Taurus, un amphithéâtre ; Marcus Vipsanius Agrippa, de nombreux et beaux édifices dont les thermes d'Agrippa et le premier Panthéon de Rome. Après son règne, les grands travaux d'urbanisme devinrent l'apanage exclusif de la famille impériale.

Sur le forum romain, deux arcs de triomphe célébrèrent les victoires du prince. Il ne reste que la base de l'un d'eux.

Un âge d'or culturel

Passée à la postérité sous le nom de "Siècle d'Auguste", cette période faste de la littérature romaine est marquée par les noms des poètes Virgile, Horace, Ovide, Tibulle, Properce, ou encore de l'historien Tite-Live. Tous ces auteurs doivent beaucoup à la protection du fidèle conseiller d'Auguste : Mécène, un nom propre devenu nom commun.

Introduits auprès du Prince par l'intermédiaire de Mécène, tous ces auteurs furent des amis personnels du maître de Rome. Ils chantèrent sans réserves la gloire de sa personne et de sa famille, prirent parti pour lui contre Antoine. Ils soutinrent aussi sa politique traditionaliste visant à restaurer les cultes romains anciens, l'agriculture, les "mœurs des ancêtres" (mos majorum) aux dépens des séductions de l'orientalisme et de la libéralisation des mœurs, incarnées jadis par Antoine. Telles sont du moins les apparences.

Si Auguste pardonna à Tite-Live, qu'il traitait affectueusement de "pompéien", ses sympathies pour le régime républicain des anciens temps, il exila brusquement Ovide de Rome pour le restant de ses jours, en l'an 8. Diverses hypothèses ont été émises pour expliquer cette relégation, la dernière en date étant qu'Ovide aurait été puni pour avoir voulu révéler l'implication de l'empereur dans la mort de Virgile.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:22

Noms et titres

Noms

* -63, né CAIVS•OCTAVIVS•THVRINVS
* -45, adopté par Jules César : CAIVS•IVLIVS•CAESAR•OCTAVIANVS
* -42, César est divinisé : CAIVS•IVLIVS•CAESAR•DIVI•FILIVS•IMPERATOR
* -40 : IMPERATOR•CAESAR•DIVI•FILIVS
* -27, fait auguste par le Sénat : IMPERATOR•CAESAR•DIVI•FILIVS•AVGVSTVS

Titres et magistratures

* Auguste de -27 à 14
* Consul en -43, -33, -31, -30, -29, -28, -27, -26, -25, -24, -23, -5, -2
* Pontifex maximus à partir de -12
* Pater Patriae à partir de 2
* Détient la puissance tribunicienne à partir de -23 (renouvelée annuellement le 26 juin)

Titulature à sa mort

À sa mort le 19 août 14, Auguste était nanti de la titulature suivante :

IMPERATOR•CAESAR•DIVI•FILIVS•AVGVSTVS, PONTIFEX•MAXIMVS, TRIBVNICIAE•POTESTATE•XXXVII, IMPERATOR•XXI, CONSVL•XIII, PATER•PATRIAE

Auguste fut divinisé après sa mort par le Sénat.
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:25

Bataille d'Actium

Le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C. pendant une guerre civile romaine, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe ambracique, au sud de l'île de Corfou.

Les descriptions de la bataille sont assez imprécises, voire contradictoires et ont toutes été écrites pour célébrer le vainqueur.

La flotte d'Octave (ou Octavien), le neveu et fils adoptif de Jules César, commandée par Agrippa, forte d'environ trois cent cinquante navires relativement légers forment une ligne de bataille face aux trois cents (sans doute moins, certains auteurs antiques indiquant 170 ou 180 unités) vaisseaux lourds (entre 500 et 1 000 tonnes métriques) équipés de catapultes de Marc Antoine et navires égyptiens plus mobiles de Cléopâtre VII, les amants les plus célèbres de l'Antiquité.

La chaleur, la malaria et la soif poussent les coalisés à forcer le blocus d'Octave et engager le combat. Mais, piégés par des vents défavorables (les navires antiques ne savaient ni remonter au vent, ni louvoyer), ils ne parviennent pas à grouper leur attaque et un grand nombre de navires sont incendiés. Selon Plutarque, 5 000 hommes furent tués, selon Orose, 12 000 auxquels s'ajoutent 6 000 blessés dont 1 000 ne survécurent pas.

Cela étant, la victoire d'Actium, incontestable, ne fut pas aussi nette que la propagande octavienne chercha à le faire croire. Ainsi une grosse partie de la flotte d'Antoine se rendit après la bataille avec une hâte si suspecte que certains ont parlé de trahison de ses chefs (dont Caius Sosius).

Marc Antoine et Cléopâtre parviennent à s'enfuir mais se suicideront un an plus tard.

Cette bataille marque la fin des troubles issus des guerres civiles qui ont secoué Rome depuis -50, et permet à Octave, le futur Auguste, de s'imposer comme maître absolu de l'empire naissant.

Introduction Battle_of_Actium
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Message  Admin le Mar 6 Nov - 0:28

Le 2 septembre de l'an 31 avant JC, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, non loin de Corfou.

Octavien (ou Octave), fils adoptif et petit-neveu de Jules César, bat Marc Antoine et Cléopâtre, les amants les plus célèbres de l'Antiquité, sinon de toute l'Histoire. C'est le point final à près d'un siècle de guerres civiles !

Le dernier combat


Marc Antoine, amoureux de la reine d'Égypte, avait rompu l'accord de Brindes qui le liait à son rival. Il avait répudié sa femme Octavie, soeur d'Octave, et préparé l'avènement d'un royaume oriental.

Octave ayant fait ouvrir un testament que Marc Antoine avait imprudemment laissé à Rome, les Romains furent scandalisés d'apprendre que pour lui, l'héritage de César devait revenir à Césarion, le fils adultérin de l'ancien dictateur et de Cléopâtre.

Là-dessus, Octave presse le Sénat romain de déclarer la guerre à Cléopâtre VII. Il ne dit rien d'Antoine, qui est encore influent à Rome, mais il se porte avec sa flotte au-devant de son rival.

Antoine et Cléopâtre cinglent avec leur flotte du côté de la Grèce occidentale. Ils disposent d'environ 300 navires romains et 200 égyptiens. Octave a quant à lui 400 navires (et 37.000 hommes de combat). Il est aussi assisté par un ami d'enfance qui est un amiral de génie, Agrippa.

Après plusieurs mois de course-poursuite, Antoine et Cléopâtre se trouvent piégés dans le golfe d'Amvracique, au sud de l'île de Corfou. La chaleur, la malaria et la soif les poussent à forcer le blocus d'Octave et à engager le combat.

Ayant enduré beaucoup de pertes, la flotte de Cléopâtre arrive à se dégager et à gagner la pleine mer. La reine se retire du champ de bataille avec une soixantaine de vaisseaux et... son trésor, sans demander son reste.

Antoine, incrédule ou découragé, déserte sa flotte. Il consomme l'échec de son camp et offre une victoire totale à son ennemi. C'est la fin des guerres civiles qui ont suivi l'assassinat de Jules César.

Le drame se dénoue à la manière d'une tragédie shakespearienne (ce qu'il deviendra d'ailleurs).

Acte 1 : Antoine rejoint Cléopâtre dans la capitale des Ptolémées, Alexandrie. Mais la reine s'enferme dans son mausolée et refuse de revoir son amant. Elle lui fait dire qu'elle est morte ! Désespéré, Antoine se poignarde... et expire dans les bras de Cléopâtre.

Acte 2 : Octave débarque à son tour à Alexandrie. Il veut avant tout cueillir le fruit de sa victoire. Il met la main sur le trésor des Ptolémées pour s'assurer à Rome un magnifique triomphe. Il impose aussi à l'Égypte, qui est alors le «grenier à blé» de la Méditerranée, un énorme tribut afin de pourvoir aux distributions gratuites de céréales dont bénéficient les citoyens de Rome. On a évalué ce tribut annuel à 20 millions de boisseaux, soit 133.000 tonnes (*).

Cléopâtre tente de refaire au vainqueur le coup de la séduction. Mais Octave ne se laisse pas fléchir. Il menace même d'enchaîner la reine et de la faire figurer dans son triomphe, à Rome. La séductrice préfère en définitive rejoindre son amant dans la mort.
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