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chrétienté et islam - Heck

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Message  Admin le Sam 10 Nov - 18:57

L' art de l' occident - le haut moyen âge et l' art roman

1-L' art Mérovingien : sous le signe de la continuité
2-Le goût de l' ornement dans les royaumes barbares
3-L' architecture à l' époque Carolingienne
4-Enluminure et arts précieux à l' époque Carolingienne
5-L' architecture et son décor autour de l' an Mil
6-Enluminure et arts précieux autour de l' an Mil

Introduction

? le moyen âge moment intermédiaire, décadent, entre les deux clartés de l' Antiquité et de la Renaissance.
Théorie qui cautionne une évolution lente et linéaire pour l' histoire de l' art.
Du Vème au VIIIème s. = plusieurs temps forts, des œuvres exceptionnelles.
Les repères chronologiques doivent être nuancer, l' évolution artistique # succession des dynasties.
Fin Vème - milieu VIIIème, les Francs Mérovingiens dominent la Gaule.
D' autres royaumes barbares sont organisés :
Italie = Ostrogoths, puis Lombards
Espagne = Wisigoths
Angleterre = Anglo-saxons
Moyen âge # temps obscurs

Le VIème s. = antiquité tardive -> les envahisseurs barbares ont abandonné des technologiques antiques mais le travail du métal se hausse à un niveau incomparable.
Du milieu du VIII - fin IXème s. = époque carolingienne = plus unie dans sa volonté d' organisation du système politique, éco, social, des structures religieuses, et une tentative de recréation de l' Empire Romain fonde une véritable renaissance intellectuelle et artistique.
"Le siècle de l' an mil", du milieu Xè au milieu du XIème s. = grandes expériences.
a-Dans l' empire Germanique = art ottonien (dynastie = 962/1024) et début des saliens.
b-Sud de l' europe = " premier art roman méridional "
a+b = renouveau artistique.
La seconde moitié du XIème verra l' émergence de l' art Roman...
On passe d' un premier art héritier de l' empire romain à l' art Roman puis au XIIème, à l' art Gothique.
-Traditions des édifices paléo-chrétiens : Une basilique couverte en charpente, aux murs lisses reposant sur une simple série de grandes arcades en plein cintre sur colonnes rondes.
-on arrive à => une église totalement voûtée dont les supports suivent un plan dépendant de la multiplicité des retombées et participent à l' articulation du mur en travées successives.
L'art roman = sens de l' adaptation.
L' unité de l' église gothique = systématisation de la voûte d' ogives dans toutes ses parties.
L' église romane peut = dans un même édifice = voûtes multiples : le berceau dans la nef, les croisillons du transept, les arêtes dans les bas-côtés et la crypte, la coupole à la croisée, le cul-de-four dans l' abside, le demi-berceau dans les tribunes.
Adaptation = liturgies locales, usages locaux
= de la sculpture au cadre monumental qui la reçoit, adaptation de la figure humaine, végétale, animale...selon un schéma ornemental qui la fait vivre dans une dynamique interne.
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Message  Admin le Sam 10 Nov - 19:27

Les Mérovingiens constituèrent la première dynastie qui régna sur la majorité des territoires français et belge, du Ve siècle jusqu'au VIIIe siècle, immédiatement après l'occupation romaine de la Gaule.
Ils sont issus des Francs saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai (Clodion le Chevelu) et de Tournai, en Belgique (Childéric).
Le nom mérovingien provient du roi Mérovée, ancêtre légendaire de Clovis.
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Message  Admin le Sam 10 Nov - 19:37

Les Carolingiens, que l'on appelait couramment Carlovingiens jusqu'à la fin du XIXe siècle, forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l'Europe occidentale de 750 jusqu'au Xe siècle, et dont la généalogie remonte à saint Arnoul (v. 582–640 ?)

Les Origines.

Les Carolingiens doivent leur nom à leur ancêtre direct, Charles Martel, maire du Palais D'Austrasie, dont la victoire à Poitiers interrompt la progession des Musulmans vers le Nord et lui donne une immense renommée dans l'Occident catholique. C'est à tort que l'on se réfère au nom de Charlemagne pour désigner la dynastie. La dynastie des Carolingiens trouve ses origines au sein de la famille des Pippinides, qui détint, pendant plusieurs générations, la charge de « maire du palais » sous le règne des souverains mérovingiens d'Austrasie. Au fur et à mesure de la désagrégation du pouvoir de la dynastie mérovingienne, durant la période dite des « rois fainéants », les maires du palais pépinides accrurent leur pouvoir : déjà Pépin de Herstal, puis Charles Martel dirigeaient de façon quasi autonome la politique du royaume, tels des suzerains, mais sans le titre ; ainsi, ils nommaient les ducs et les comtes, négociaient les accords avec les pays voisins, dirigeaient l'armée, étendaient le territoire du royaume (notamment en Frise) et allaient même jusqu'à choisir le roi mérovingien.

Le territoire particulièrement prisé par les Pippinides, fut le territoire favori des Carolingiens : région de Liège (Herstal et Jupille), Aix-la-Chapelle et Cologne.
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Message  Admin le Sam 10 Nov - 19:39

Le règne de Pépin le Bref, premier roi carolingien

C'est Pépin le Bref qui met fin à la dynastie mérovingienne en 751 : las de devoir dépendre de rois inutiles et encombrants, Pépin — après avoir obtenu l'aval du pape Zacharie — fait enfermer son suzerain Childéric III, et se proclame à sa place à la tête du royaume. La fin de la royauté mérovingienne est marquée, selon la tradition franque des « rois chevelus », par la tonsure qui est imposée à Childéric. Pépin devient ainsi le premier roi des Francs carolingien, d'abord selon les traditions de son peuple et ensuite, pour l'Église catholique.

Charlemagne et l'empire carolingien

Charlemagne, fils de Pépin le Bref, est sans aucun doute le souverain qui marque le plus l'époque carolingienne, par la longévité de son règne, mais aussi grâce à son charisme, à ses conquêtes militaires (il parvient à étendre le royaume des Francs à toute la Gaule hormis la Bretagne, à la majeure partie de la Germanie, de l'Italie et de l'Espagne) et à ses réformes (dans les domaines de l'éducation, de l'économie et avec un début de restauration de l'État, etc.)

Charlemagne découpe son empire en pagi ou comtés ; dans les zones moins « pacifiées », il crée des duchés (à caractère militaire) et fait garder les zones-frontières (ou « marches ») par des hommes de confiance, qui deviendront plus tard les marquis, ou margraves.

Le comté est la plus importante de ces circonscriptions : à sa tête, Charlemagne place un fonctionnaire royal, généralement choisi parmi les puissantes familles de propriétaires terriens francs ; ce fonctionnaire exerce le pouvoir militaire et judiciaire (la potestas) en principe par délégation et il lève les taxes pour le compte de son souverain. Il est assisté dans sa tâche par des vicomtes et des viguiers. Il est aussi en principe révocable par l'empereur.

En parallèle et pour contrebalancer le pouvoir de l'aristocratie, Charlemagne s'appuie sur l'Église, qu'il réorganise en privilégiant l'autorité des évêques métropolitains (les archevêques) ; en ce qui concerne le monachisme, il dote les principales abbayes de terres à mettre en valeur et il en place les abbés sous son autorité directe.

Une autre mesure va dans le même sens : à des hommes de confiance laïcs, qui sont ses envoyés, il adjoint en général un clerc à travers une nouvelle institution : les missi dominici (littéralement, les « envoyés du maître »). Ces envoyés sont chargés de régler les conflits entre les Grands et de relayer les ordres du roi auprès des détenteurs de charges, mais aussi de recueillir le serment de fidélité de ses sujets (ce qu'ils font à deux reprises durant le règne de Charlemagne). On ignore la portée réelle de leur action, mais celle-ci semble indiquer que, déjà à cette période, le roi a du mal à faire respecter son pouvoir.

Sous l'influence des nombreux chrétiens lettrés de son entourage, le roi est aussi législateur : s'il faisait déjà appliquer la loi à travers le ban germanique, il renoue avec la conception romaine du droit et renouvelle l'importance des actes écrits dans le royaume. Après les assemblées qui réunissent les Grands du royaume (les « plaids »), des ordonnances, découpées en chapitres (d'où leur nom de capitulaires) sont émises par la chancellerie du Palais : elles sont une source précieuse pour l'étude de la période.

À un autre niveau, plus idéologique que politique, c'est aussi aux lettrés chrétiens que l'on doit la naissance d'une nouvelle idée de l'État. Celle-ci se veut au départ une restauration de l'empire romain, pourtant elle repose sur des fondements très différents en légitimant la royauté : profondément chrétienne, elle fait du roi des Francs un nouveau David. L'idée de l'unité du royaume semble un temps l'emporter avec la renaissance de l'Empire d'occident, à la noël 800.

Du point de vue culturel, l'époque de Charlemagne, de son fils Louis le Pieux et de ses petits-fils est connue sous le nom de « Renaissance carolingienne ». L'enseignement classique — en particulier celui du latin — est remis à l'honneur, après avoir été dénaturé et délaissé à la fin du règne des Mérovingiens. Cependant, la langue latine est désormais quasi-exclusivement la langue du clergé, les milieux militaires lui préférant le francique : cette évolution inéluctable va faire du latin une langue morte et donner naissance aux ancêtres des langues nationales que sont le français et l'allemand : le roman et le tudesque.
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Message  Admin le Sam 10 Nov - 19:45

Les troubles sous Louis le Pieux

Le partage de l'empire

Après la mort du fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux, le traité de Verdun (843) fixe les modalités du partage de l'empire entre ses fils ; le territoire est divisé d'est en ouest en trois royaumes :

* Lothaire Ier hérite du titre impérial et de la partie centrale du royaume (l'Italie, la Provence et la Lotharingie, qui regroupe les terres situées entre l'Escaut et le Rhin) ; son domaine comprend les capitales politique (Aix-la-Chapelle) et religieuse (Rome) de l'empire. Cependant, le titre impérial se vide de son importance : après le partage de Verdun, Lothaire conserve la dignité impériale, mais dans les faits celle-ci n’est plus qu’une convention qui ne correspond plus à aucun pouvoir qui soit supérieur à celui des autres rois. Plusieurs fois au cours du Xe siècle, le titre est même vacant. Il faut ensuite attendre 962 pour que le titre d’empereur renaisse en Occident : Otton Le Grand, de la dynastie saxonne en Germanie, est couronné par le pape Jean XII à Rome.
* Louis le Germanique reçoit la bande orientale (la « Francie orientale », qui fera partie du futur Saint Empire romain germanique) : il y fonde une dynastie qui dirigera l'équivalent de l'Allemagne actuelle jusqu'en 911 ;
* Charles II (dit « Charles le Chauve ») obtient quant à lui le tiers occidental de l'empire (« Francie occidentale »), à l'ouest de l'Escaut, la Meuse, la Saône et le Rhône, où perdurera la dynastie carolingienne jusqu'à l'avènement des Capétiens en 987.
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Message  Admin le Lun 12 Nov - 22:53

L'affaiblissement de la dynastie carolingienne

Disparition de la Lotharingie

Lothaire est le premier des trois frères à décéder, laissant l'empire à la merci des deux autres. Finalement, après maintes péripéties, la Lotharingie est rattachée en 925 à la Francie Orientale, l'Escaut marquant la frontière entre les Francies occidentale et orientale. Et le roi de Francie orientale récupère, par la même occasion, le titre d'empereur

Invasions scandinaves

La première attaque des Vikings touche en 793 les côtes britanniques ; puis la pression des Vikings s’accentue : ils remontent les fleuves à bord de leurs navires à fond plat, improprement nommés « drakkars », et pillent les trésors des abbayes avant de s’en retourner en Scandinavie ; toutefois, certains de leurs établissements côtiers ont un caractère durable. En 841, ils attaquent l’abbaye de Jumièges et la ville de Rouen ; les moines doivent s’enfuir devant les dangers de razzias, emportant avec eux les reliques de leur saint. A la fin du IXe siècle, de véritables armées vikings portent les dévastations jusqu’au cœur du royaume occidental.

Les rois carolingiens semblent impuissants : Charles Le Chauve essaie bien de construire des fortifications supplémentaires. Il demande à des chefs de l’aristocratie de défendre les régions menacées. Robert le Fort est placé par le roi à la tête d’une marche occidentale ; il meurt en combattant les Vikings en 866. Le comte Eudes défend Paris contre une attaque venue de la Seine en 885. Ces Grands acquièrent un prestige immense dans la lutte contre l’envahisseur scandinave, prestige qui participe à l'affaiblissement du pouvoir royal. Les succès militaires sont désormais attribués aux marquis et aux comtes.

L’incapacité des Carolingiens à résoudre le problème scandinave est manifeste : en 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi carolingien Charles le Simple cède la Basse-Seine au chef viking Rollon. Il s’en remet à lui pour défendre l’estuaire et le fleuve, en aval de Paris. Cette décision est à l’origine de la création du duché de Normandie. Les Carolingiens sont contraints de céder des territoires et livrer des tributs pour contrer le danger scandinave. Ils sont en outre absorbés par les querelles familiales.

Le climat d’insécurité a donc accéléré la décomposition du pouvoir carolingien.
Nouvelles menaces à l'Est [modifier]

À l'est se profile une nouvelle menace avec l'arrivée des Magyars sur la scène européenne.

Ce peuple des steppes occupe la Pannonie, laissée vacante après la destruction des Avars sous le règne de Charlemagne au début du IXe siècle. Il fait ses premières incursions dans les marges du territoire impérial, comme en Moravie en 894, puis dans celui-ci, comme en Italie en 899. En 907, le royaume slave de Grande Moravie disparaît sous les coups de ces nouveaux envahisseurs.

Des règnes trop courts [modifier]

À partir de la fin du IXe siècle, les rois carolingiens règnent trop peu de temps pour être efficaces : Louis II Le Bègue reste roi des Francs deux ans (877-879) ; Charles III le Gros gouverne trois ans (884-887) ; Louis III est roi pendant trois ans (879-882) ; le dernier roi carolingien, Louis V « le Fainéant », est mort d'un accident de chasse au bout d'à peine un an (986-987). Aussi, les derniers rois carolingiens ne parviennent pas à imposer une politique à long terme.

La montée de l'aristocratie [modifier]

Dès la fin du IXe siècle, des aristocrates (ducs et comtes…) qui ne font pas directement partie de la famille des Carolingiens accèdent au pouvoir : en 888, après la mort de Charles le Gros, l'Unrochide Bérenger Ier accède au trône d'Italie.

Au Xe siècle, les dynasties qui s'imposent partout dans l'espace carolingien ne sont plus issues de la famille carolingienne. C'est le cas, en 911, du duc Conrad de Franconie, élu roi de Germanie. En France, les Robertiens forment un lignage puissant qui est choisi pour régner en 888–898 en la personne d'Eudes : comment expliquer cette montée en puissance de l’aristocratie et l'émiettement du pouvoir royal ?

* Voici le cadre et les principales phases de la montée de l'aristocratie :
o Les regna existaient déjà sous les Mérovingiens et se prolongent sous les Carolingiens. Il s'agissait de territoires dont l'unité reposait sur une forte identité ethnique et culturelle. Un regnum pouvait être confié à la garde d'un fils du roi, sans pour autant devenir indépendant : ce fut le cas à différentes époques pour l'Aquitaine, la Provence, la Bourgogne, la Saxe, la Thuringe et la Bavière.
o Les comtes : le mot a pour origine le latin comes signifiant compagnon du roi ; les comtes existaient à l’époque mérovingienne : le roi leur donnait des terres, des cadeaux ou une charge en récompense de leurs services ; mais les comtes prennent toute leur importance sous les Carolingiens ; fonctionnaires, ils sont désignés et révoqués par le roi qui les recrute dans l’aristocratie ; ils garantissent l’ordre public en présidant le tribunal, lèvent les taxes et organisent les troupes dans un pagus, circonscription territoriale sous leur responsabilité. Au cours du IXe siècle, les comtes deviennent de plus en plus autonome vis-à-vis du roi.
o Les ducs : le mot a une étymologie latine signifiant « conducteur d’armée ». Le duc est une sorte de comte qui cumule plusieurs pagi. le roi Charles le Chauve constitue ces grands commandements composés de plusieurs pagi pour lutter contre les invasions scandinaves. Les Robertiens obtiennent au Xe siècle le titre de « duc des Francs » (dux francorum). Ces personnages les plus puissants seront par la suite des « princes territoriaux » comme les ducs d’Aquitaine, de Bourgogne et de Normandie.
o Le marquis — marchio en latin — est un comte qui garde une région frontalière appelée marche et doit la défendre en cas d’attaque.
o À la fin du IXe siècle, conséquence du capitulaire de Quierzy (877), ces charges de comte, duc et marquis deviennent héréditaires : le roi carolingien ne peut plus les destituer donc son contrôle s'efface. On assiste alors à la constitution de dynasties locales de comtes, de ducs et de vassaux du roi. La vassalité, qui était bien contrôlée sous Charlemagne et servait ses intérêts politiques, se retourne contre l’autorité de ses successeurs. L’aristocratie laïque et ecclésiastique est donc en situation de force au milieu du Moyen Âge, en France et en Germanie.
o Les comtes sont physiquement plus proches du peuple que le Carolingien. L’autorité du roi semble lointaine aux paysans. La majorité des hommes libres du royaume vivent au contact du comte et de son délégué le viguier. Ils les entendent par exemple au cours des séances du tribunal. Leur autorité est plus immédiate que celle du roi. Un lien étroit et personnel s’instaure donc : les paysans se placent sous la protection des Grands et entrent dans leur dépendance.
o Au Xe siècle, les signes de l'autonomie princière se multiplient : les comtes et les ducs ont accaparé les fonctions publiques et les droits jusqu'ici réservés au roi. Ils édifient des tours et des forts, puis de véritables châteaux en pierre, sans autorisation. Après l’arrêt des invasions scandinaves, le château domine un territoire qui est tombé sous le ban d’un seigneur. Ils font frapper leur propre monnaie à leur effigie et à leur nom. Ils prennent sous leur protection le clergé et contrôlent les investitures épiscopales.

Au total, à la fin du Xe siècle, l’autorité centrale carolingienne a disparu au profit des aristocraties, en particulier des princes territoriaux ; c'est la fin de l’ordre caroligien et le triomphe des lignages aristocratiques.
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Message  Admin le Mar 13 Nov - 0:09

L' art mérovingien : sous le signe de la continuité.

L' art barbare, entre antiquité tardive et renaissance carolingienne

Les débuts du Haut Moyen Age= période de transition entre antiquité et moyen age.
Empire Romain d' Occident -> royaumes germaniques.
" barbares" = germaniques / qualificatifs nationaux : les francs, les angles, burgondes, goths...
En gaule= des appellations dynastiques = mérovingiens, carolingiens même si le rythme diffère d' avec les périodes culturelles.
L' antiquité tardive englobe la notion de paléochrétien (=jusqu' au VIè s.)
La renaissance Carolingienne n' aurait pu s' épanouir sans le passage de l' Antiquité tardive au moyen-âge, amorcé au Vème s. et qui s' opère dans l' Occident latin, y compris dans les domaines culturel et artistique.
Le VIIIème s. étant considéré comme un siècle charnière.
= pluralité de découpage chronologique.

L' occident barbare ne connaît pas de révolution brutale mais une marche lente de l ' Antiquité vers le moyen-age.
Comme leurs prédécesseurs romains, les rois barbares sont des bâtisseurs.
Peu de reste d' urbanisme = l' urbanisme acuel...
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Façade de l' enceinte gallo-romaine du Mans
http://vindunum.free.fr/index.php/enceinte

De nombreux édifices religieux sont à mettre à leur actif.
Suivi par les nouvelles aristocraties romano-germaniques à qui l' on doit la fondation de nombreux monastères.
Ces monuments témoignent de la persistance des partis architecturaux et des décors de tradition romaine = permanence d' une main d' œuvre qualifié.
La continuité de la production artistique est manifeste au cours des premiers siècles du haut moyen age : à côté d' innovations techniques et stylistiques, l' empreinte antique reste vive, même si elle s' émousse peu à peu.
L' art populaire est révélé grâce aux objets de la vie quotidienne ( les bijoux et accessoires vestimentaires en métal) qui, dans une grande partie de l' occident barbare, sont à nouveau déposés dans les tombes jusqu' au VIIè-VIIIème s.-> ravivés par les invasions du Vème s.

Un goût pour l' abstraction


Refusant le naturalisme et le haut-relief, l' occident barbare = recours au méplat, à la taille biseautée et à la gravure pour représenter de manière de plus en plus stylisée et abstraite des motifs zoomorphes ou végétaux, plus rarement humain.
Début IXèmes = les carolingiens = retour à un classicisme, imitant les œuvres antiques avant de fleurir autour de l' an mil.
La gaule mérovingienne = reflète l' ensemble des tendances de l' occident barbare.

Une architecture de tradition romaine

chrétienté et islam - Heck Ar09fu
Grenoble, église saint laurent.
http://www.musee-archeologique-grenoble.com/

En matière d' urbanisme, d' architecture et de décor, l' époque mérovingienne innove peu par rapport à l' antiquité tardive.
Les francs demeurent une minorité qui modifie peu le cadre de vie qu' elle trouve et adopte, en particulier dans les villes.

les villes

L' aspect des villes mérovingiennes est assez proche de celui des cités antiques dont elles sont héritières.
Elles en conservent le plan, les remparts, la voirie, l' essentiel du patrimoine immobilier public et privé, et le réseau de nécropoles.
pas d' urbanisme mérovingien = aménagements topographiques liés comme au bas empire à la construction d' églises, Paris en compte plus d' une vingtaine entre le VIè et le VIIIè s.

Groupes épiscopaux et basiliques funéraires

L' érection d' églises intra-muros provoque des modifications du tissu urbain.
Ampleur exceptionnelle des ensembles monumentaux constitués par les " groupes épiscopaux ", avec la cathédrale et son baptistère, la résidence de l' évêque (domus ecclesiae), un monastère (abritant la communauté des clercs ) et un xenodochium (hospice pour l' accueil des étrangers).
Nombre de cathédrale de gaule et de germanie , sont doubles : certaines contiennent deux églises encadrant le baptisère, d' autres possèdent un baptistère adjacent.L' un des édifices est réservé à l' évêque, l' autre aux catéchumènes.

Lyon, basilique saint laurent de choulans
http://qse.free.fr/spip.php?article24
Architecture civile = monuments antiques utilisés par les rois ou les comtes.
L' architecture religieuse = les fouilles = plans des églises primitives.
A côté de plans cruciformes ou ovales, le plan basilical, issu de l ' architecture civile antique, est le plus répandu, à la fois pour les cathédrales et pour les basiliques funéraires.

-Vienne-église saint pierre-
Malgré ses transformations, l' église saint pierre de vienne est en Gaule le seul exemple conservé de ce type d' édifice.
Construits en petit appareil avec assises de brique, les murs de la nef rectangulaire, prolongée par une abside, offrent à l' intérieur deux étages superposés d' arcades portées par des colonnes et des chapitaux de marbre ; l' église est fermée par un simple toit en charpente.
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